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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Adopter ailleurs, du rêve à la réalité ( Lucie Turgeon sur http://espaceparents.canoe.ca)

Blog de l'AFAENAC
Lorsqu’il est question d’adoption, nombre de futurs parents se tournent vers l’adoption internationale en pensant que les démarches seront plus rapides et que l’enfant sera en meilleure santé. Toutefois, depuis quelques années, les choses ont complètement changé. Voici ce qu’il faut savoir avant de s’embarquer dans une telle aventure

Une fois notre décision d’adopter à l’étranger prise, la première démarche à faire est de visiter le site Internet du Secrétariat à l’adoption internationale (SAI), www.adoption.gouv.qc.ca, l’organisme gouvernemental qui relève du ministère de la Santé et des Services sociaux et qui est responsable de l’adoption des enfants domiciliés hors du Québec. On y trouve de l’information générale sur les pays où il est possible d’adopter, les conditions et les critères de ces pays ainsi que les procédures à suivre. La liste des organismes agréés en adoption internationale s’y trouve aussi.

Le choix du pays
La deuxième chose à faire est de choisir le pays où on souhaite adopter un enfant. «En procédant ainsi, explique Luce de Bellefeuille, directrice générale du Secrétariat à l’adoption internationale (SAI), on limite considérablement le nombre de démarches inutiles parce qu’il faut prendre en considération les exigences des différents pays.» En effet, chaque pays possède ses propres critères.

D’abord, il y a notre âge et celui de notre conjoint, car la plupart des pays exigent un âge minimal (pouvant varier entre 25 et 35 ans) et un âge maximal (pouvant varier entre 45 et 60 ans). Certains pays demandent en plus qu’on ait au moins 15 ans, voire 20 ans de plus que l’enfant. Ensuite, tous les pays, sauf la Colombie, exigent qu’on soit marié si on adopte en couple. Certains pays tolèrent un mariage récent à condition que le couple ait vécu ensemble pendant 3 ans (Thaïlande) ou pendant 5 ans (Taïwan), d’autres exigent un minimum de 2 ans (Chine), de 3 ans (Corée) ou même de 10 ans de mariage (Haïti).


En Chine, on a maintenant des exigences physiques: les adoptants doivent avoir un indice de masse corporelle (IMC) de moins de 40. De plus, certains pays demandent un certificat d’infertilité ou encore privilégient les couples sans enfant. Enfin, la plupart des pays exigent qu’un conjoint ou que les deux conjoints se rendent sur place lors du processus d’adoption. En outre, la durée de séjour peut osciller entre une à huit semaines. Certains pays demandent même deux déplacements.

Outre leurs exigences, il est important de tenir compte du profil des enfants proposés par chaque pays. Certains n’offrent que des enfants âgés de 4 ans et plus. La durée du processus d’adoption peut considérablement varier d’un pays à l’autre. Bien qu’en pratique il soit difficile de savoir exactement combien de temps cela prendra, les organismes agréés peuvent quand même nous donner une petite idée des délais à prévoir.

Il est également essentiel de prendre en considération le facteur prix, car les coûts d’adoption varient beaucoup d’un pays à l’autre. Par exemple, le coût approximatif pour adopter un enfant en Chine est de 17 500 à 20 000$, alors que celui pour adopter un enfant en Russie est de 36 000 à 48 000$. Toutefois, le coût comprend tout (frais de traduction, billets d’avion, hébergement sur place, etc.).


Enfin, il faut savoir que les pays d’origine exigent des rapports d’intégration de l’enfant adopté. Certains d’entre eux vont même jusqu’à imposer que ces rapports soient fournis jusqu’à la majorité de l’enfant.

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