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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Arnaud Miquel, ambassadeur du cinéma français au Chili (http://www.ladepeche.fr)

Blog de l'AFAENAC

Itinéraire. Arnaud Miquel a passé un an à Santiago-du-Chili.


Né en 1987, Arnaud Miquel a grandi à Bruéjouls. Après une scolarité au lycée Foch et une première année en AES à l'université Champollion, il est entré à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, surnommé « Sciences-Po Aix ». Ce cursus pousse les étudiants à s'expatrier, ou « s'aixpatrier », comme on dit là-bas, vers une destination au choix, pour une activité également à choisir.

 

Arnaud s'est décidé pour Santiago du Chili, où, d'octobre à juillet, il a travaillé dans le secteur audiovisuel du service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France. Sa mission consistait essentiellement à faire la promotion au Chili du cinéma français, en partenariat avec les ambassades et les universités.

 

Arnaud s'est très bien adapté à la vie au Chili qu'il juge « finalement très occidentale, malgré la très grande importance accordée à la famille ». Il a quand même trouvé difficile d'entrer dans l'intimité des familles et de s'y faire pleinement accepter, même si « les gens là-bas sont très chaleureux et les Français particulièrement bien vus ». Politiquement, le Chili traîne encore la réputation de la dictature, alors que la liberté politique est, selon Arnaud, réelle. La société est quant à elle, selon la description du jeune homme, encore très religieuse, mais en voie d'occidentalisation. Les Indiens ne sont quasiment pas pris en compte, la vie des femmes est encore souvent difficile.

 

Son principal obstacle a été la maîtrise de la langue, car les Chiliens sont réputés pour parler le plus mauvais espagnol : « C'est vraiment un nouvel apprentissage : les phrases fusent à grande vitesse, avec un accent très prononcé, le tout fortement agrémenté d'un vocabulaire local », raconte-t-il.

 

Il n'a en revanche pas eu de mal à se faire à la nourriture, essentiellement basée sur la viande et les poissons, arrosés de vins chiliens issus de cépages français, dont beaucoup ont disparu de l'Hexagone à cause du mildiou. « Mais c'est vrai que pour un Aveyronnais, la nostalgie du fromage, quasi-inconnu là-bas, ou même de plats comme le confit de canard vient vite », ajoute Arnaud avec un sourire.


http://www.ladepeche.fr

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