Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Chili : mandats d'arrêt contre 129 membres de la junte (J.C. lefigaro.fr)

Blog de l'AFAENAC

C'est la plus importante vague d'arrestations jamais organisée, concernant la «sale guerre», qui a endeuillé le Chili de 1973 à 1990.

Le juge chilien Victor Montiglio a annoncé mardi qu'il ordonnait l'arrestation de 129 anciens membres la direction nationale de l'intelligence (DINA). Cette police secrète chilienne est considérée comme responsable de la mort ou de la disparition de la majeure partie des 3.000 personnes victimes du régime d'Auguste Pinochet (1973-1990), décédé en décembre 2007, sans jamais avoir été jugé. C'est la plus importante vague d'arrestations jamais organisée, concernant la «sale guerre» du général et ses violations des droits de l'homme. Les agents de la Brigades des droits de l'homme de la police d'investigation (DPI) doivent commencer à procéder à ces arrestations mercredi, et ce jusqu'à vendredi.


Ces mandats, qui font suite à un acte similaire en 2007 contre 74 ex-agents, visent des anciens sous-officiers, des membres de l'armée et de la Marine, des retraités de la police. Selon le quotidien chilien La Nacion, environ 60 d'entre eux n'ont jamais eu affaire à la justice depuis la fin de la dictature et vivent normalement.

Le juge Montiglio a expliqué qu'ils étaient visés en tant que participants directs ou indirects, «dans les casernes, (mais aussi) dans la mesure où ils sont intervenus, ont facilité ou renforcé une privation de liberté des victimes».

 

3.197 victimes de la «guerre sale»

Cette vague d'arrestations porte notamment sur le dossier sur l'«Opération Condor», un plan concerté des dictatures d'Argentine, du Chili, du Paraguay, du Brésil, de Bolivie et d'Uruguay pour éliminer leurs opposants dans les années 1970.


Les mandats d'arrêt concernent également l'«Opération Colombo», au cours de laquelle 119 opposants chiliens ont été assassinés ou portés disparus en 1975. C'est dans le cadre de cette affaire que le juge Montiglio avait déjà ordonné l'arrestation d'Augusto Pinochet, en décembre 2005 à son domicile. Dernier dossier concerné, l'affaire dite de la «Rue de la Conférence», qui a vu l'arrestation de dix opposants communistes du 30 avril au 6 mai 1976, toujours portés disparus.


«Nous nous rapprochons de la fin du processus» judiciaire engagé en 1998 par le juge Juan Guzman, s'est félicité le juge Montiglio.


En 2005, l'ex-chef de la DINA, le général Manuel Contreras emprisonné depuis 2005, avait déjà été arrêté et condamné à plusieurs peines distinctes de prison à perpétuité, pour plusieurs assassinats et violations diverses de droits de l'homme sous la dictature.

Selon un rapport officiel, 3.197 opposants de gauche ont été tués pour leurs opinions politiques durant la dictature Pinochet, certains tout simplement disparus, vraisemblablement enlevés, tués, puis enterrés dans des tombes anonymes, sans avoir pu adresser un seul mot à leurs proches.

 

http://www.lefigaro.fr

Commentaires