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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Chili : Débat télévisé pour les candidats, mais après la série

Blog de l'AFAENAC

Article publié le 24/09/2009

 

 

Les quatre candidats à l'élection présidentielle, dont le premier tour est fixé au 13 décembre, se sont affrontés pour la première fois mardi soir, dans un étonnant débat télévisé en direct, et très tard. Il a fallu attendre la fin de la série phare de la télévision, Elisa, un feuilleton qui bat des records d'audience. Chaque candidat, dans un bref monologue, énumérait les points forts de son programme.

 

Pas plus d’une minute trente. C’était le temps de réponse que chaque candidat avait pour expliquer son programme. Un format qui a obligé les candidats à recourir aux formules publicitaires, balayées les explications, les nuances.

 

Ce format a aussi empêché tout débat entre les candidats. Les questions abordaient les inquiétudes des Chiliens : la délinquance, la santé, l’éducation.

 

Chacun a fait ce qu’on attendait de lui. Sebastian Pinera, le candidat unique de la droite, est le grand favori des sondages. Pour ce chef d’entreprise millionnaire, le défi consistait à se montrer proche du Chilien moyen.

 

Eduardo Frei est le candidat de la coalition au pouvoir depuis 20 ans. Il est deuxième dans les sondages. Il a tenté de récupérer un peu de la popularité de l’actuelle présidente qui bénéficie de 73 % de soutien, en promettant de poursuivre son programme social. Il a critiqué son adversaire de droite pour ses conflits d’intérêts avec le secteur privé.

Marco Enriquez-Ominami (ex-socialiste) est indépendant. Il est le troisième dans les sondages. Cet électron libre a dû rassurer sur ses capacités à gouverner, il a dû aussi convaincre que lui seul incarnait le changement.

 

Enfin, Jorge Arrate, le candidat d’extrême-gauche, a su utiliser la fenêtre médiatique qui lui était offerte pour mettre sur le tapis les sujets qui fâchent et dont personne ne parle.

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