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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Adoption : les pays étrangers comme ultime recours (leprogres.fr)

Blog de l'AFAENAC

Quand l'envie d'avoir un enfant ne se concrétise pas assez rapidement, la souffrance générée alors peut conduire des personnes en quête de filiation à suivre des chemins hasardeux.

 

Il faut dire qu'avant d'être des candidats à l'adoption, ils ont déjà affronté quelques épreuves.

Premier constat, les couples sont en désir d'enfant plus tardivement qu'autrefois, ils ont souvent la trentaine.

Pendant deux ou trois ans, ils essaient de procréer, en vain. C'est alors le long parcours médical avec sa cohorte de rendez-vous chez des spécialistes et des tentatives de fécondation in vitro qui, trop souvent, échouent.


Le temps a passé et la femme a déjà 40 ans. L'adoption est alors sa dernière chance de maternité et à 45 ans, elle sera trop vieille pour y prétendre.


Le couple, ou le parent isolé, doit alors monter un dossier à destination des services sociaux de son département pour obtenir le fameux agrément qui sera valable cinq ans. Ensuite seulement, la famille adoptante va choisir de passer par l'AFA (agence française de l'adoption ou l'un des OAA (Organismes autorisés pour l'adoption), ils sont une quarantaine en France. La troisième voie est la démarche individuelle.

En 2008, sur les 3 271 adoptions internationales : 42,9 % des enfants sont arrivés par des OAA ; 17,8 % par l'AFA ; 37,1 % par une démarche individuelle et 2,2 % via l'autorité centrale du pays.

Le temps n'est pas le seul facteur. Il faut compter environ 10 000 euros pour accéder à la parentalité. C'est le prix de l'avocat, des billets d'avion, du séjour sur place, du traducteur… Sans compter parfois les bakchichs.


Et, comme l'enfant adoptable est devenu une denrée rare, certains pays imposent des profils draconiens. Par exemple, la Chine requiert un niveau de ressources, un patrimoine immobilier, des diplômes universitaires, un parfait état de santé… Et l'amour dans tout ça ?


La tentation devient grande de contourner la voie officielle. Par exemple, Jean-Luc et Martine, un couple ligérien est parti s'installer deux ans au Cambodge. Une fois sur le territoire, les parents ont pu procéder à une adoption nationale. Quelques mois plus tard, ils sont revenus en France.


Toutes les familles n'ont pas les moyens de s'expatrier pendant deux années. Mais toutes, au retour doivent obtenir un visa pour l'enfant. C'est le consulat ou l'ambassade qui donne le feu vert. De retour en France, le service d'adoption internationale du Quai d'Orsay vérifie la conformité de la procédure et valide enfin l'adoption.


Yvette Granger

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