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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Au Chili, le nom de Pinochet n'ouvre pas les portes de l'Assemblée (http://lci.tf1.fr)

Blog de l'AFAENAC

Par F.A., le 14 décembre 2009 à 16h48, mis à jour le le 14 décembre 2009 à 17:50


Rodrigo Garcia Pinochet, le petit-fils de l'ancien dictateur, a été écrasé dimanche aux législatives, où il se présentait comme indépendant après que la droite a refusé de l'investir.

Dix-neuf ans après la victoire de la gauche après la fin de la dictature, la droite est en passe de reprendre le pouvoir. Sebastian Pinera, son candidat, est en effet largement arrivé en tête du premier tour de la présidentielle dimanche. Il devrait logiquement l'emporter au second tour, programmé le 17 janvier (lire notre article : le "Berlusconi chilien" prend une sérieuse option sur la présidence). 



Cela signifie-t-il pour autant que les nostalgiques de l'ère Augusto Pinochet, qui a dirigé le pays entre 1973 et 1990 et qui aujourd'hui se situent à droite de l'échiquier, ont un poids politique important dans le pays ? Pour avoir un élément de réponse, le score de Rodrigo Garcia Pinochet aux législatives, qui  ont également eu lieu ce dimanche, était intéressant.

Refus des partis de droite
 

Le petit-fils d'Augusto Pinochet, 33 ans, se présentait dans la circonscription de Las Condes, Vitacura et Lo Barnechea, quartier aisé de Santiago, la capitale, et fief de la droite. Il avait d'ailleurs tenté d'obtenir l'investiture d'un de ses partis. Sans succès. Il avait néanmoins maintenu sa candidature, face à d'autres candidats de la droite modérée et conservatrice -la gauche ne fait que de la figuration dans le secteur. Il a ensuite fait campagne en revendiquant l'héritage du général, qui selon lui, a posé "les bases du système politique, économique et social du pays".

Résultat des courses : Rodrigo Garcia Pinochet n'a obtenu que 10% des suffrages, loin derrière ses principaux concurrents, crédités respectivement de 35 et 27%. Mais il affirme qu'il n'est pas déçu pour autant. "Je suis satisfait de ma campagne. Nous sommes une minorité, mais il est clair que les gens qui m'ont soutenu se sentent fiers du gouvernement de mon grand-père", souligne-t-il. "Représenter aujourd'hui une minorité ne veut pas dire que le rêve ne peut se concrétiser demain", ajoute-t-il, en n'excluant pas une future candidature.

 

Ironie de l'histoire : le système électoral mis en place sous Augusto Pinochet, et toujours en vigueur aujourd'hui, interdit quasiment à son petit-fils d'entrer un jour à l'Assemblée comme indépendant. Le mode de scrutin favorise les grands blocs et élimine de fait les indépendants.


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