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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Chili: Amnesty s'inquiète de la force excessive pour réprimer des manifestations

Blog de l'AFAENAC

Amnesty International a exprimé mardi son inquiétude concernant "l'usage excessif de la force" par la police au Chili pour réprimer les manifestations étudiantes et les protestations sociales en 2011.

"Amnesty voit avec beaucoup d'inquiétude les violations des droits de l'homme enregistrées au cours de l'année dernière" et s'alarme en particulier du "grand nombre de plaintes pour abus de la part de la police pendant les manifestations et protestations", a déclaré l'organisation dans un communiqué.

Ces plaintes portent sur "l'usage excessif de la force, l'usage superflu de gaz lacrymogènes et de canons à eau, des détentions arbitraires et des allégations de torture et de mauvais traitements, notamment des coups et des menaces de violence sexuelle", précise Amnesty.

L'année 2011 a été marquée au Chili par une spectaculaire mobilisation étudiante, avec plus 40 manifestations parmi les plus massives depuis le retour de la démocratie en 1990, pour réclamer une profonde réforme de l'éducation.

Des heurts ont régulièrement émaillé ces manifestations, aboutissant à plus de 5.000 arrestations, dans la grande majorité des personnes libérées au bout de quelques heures.

Le gouvernement chilien a vivement réagi mardi, soulignant qu'au Chili "la liberté d'expression, la liberté de manifester, les mouvements sociaux sont pleinement respectés, comme il se doit dans une démocratie authentique".

"Mais comme il se doit aussi dans une démocratie authentique, quand des manifestations ou des actions prennent un aspect de violence (...) le gouvernement appliquera toute la rigueur de la loi", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Andres Chadwick.

Le Chili avait déjà été montré du doigt en janvier dans un rapport de Reporters sans Frontières, notamment pour des agressions et des détentions de journalistes couvrant des manifestations étudiantes en 2011.

Dans son communiqué, Amnesty souligne toutefois que les deux premières années de la présidence de Sebastian Piñera (droite) entamée en 2010 ont aussi vu "des pas positifs en matière de respect et de protection des droits de l'homme", comme le lancement d'un Institut des droits de l'homme, autonome.

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