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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Chili. Cinq mineurs à la surface, effervescence à la sortie (letelegramme.com)

Blog de l'AFAENAC

Les opérations pour remonter en nacelle, un à un, les mineurs chiliens ensevelis depuis près de deux mois à 700m de fond, ont commencé à la mine de San José, au Chili. Le sauvetage se déroule bien. A 10 h, 5 mineurs avaient retrouvé la liberté. Autour de la mine, c'est l'effervescence. Des cris de joie, du bonheur, des sourires et quelques bousculades médiatiques... Les 33 mineurs pourraient être remontés à la surface en moins de 24 h. Suivez ce sauvetage heure par heure sur notre site internet.

>> Le direct sur CNN Chili



10 h : Mario Sepulveda : "Je veux qu'on me traite comme un mineur"

Mario Sepulveda est le deuxième mineur a avoir retrouvé la liberté. "J'ai été avec Dieu, et avec le Diable", a-t-il raconté face à une caméra. "Je me suis bagarré avec eux. J'ai saisi la main de Dieu, c'était la meilleure main. J'ai toujours su que Dieu allait nous sauver", a-t-il poursuivi. Mario Sepulveda refuse le statut de star ou de héros. Il veut "être traité comme un travailleur, un mineur" et "continuer de travailler parce que je crois que je suis né pour mourir sous le joug. Et je suis fier de mon éducation".


9 h : cinq mineurs à la surface, pleins de vie
Les quatre premiers mineurs sont sortis en trois heures, un peu plus vite que le pronostic des autorités qui tablaient sur une heure pour chaque remontée, en comptant la préparation et l'ascension de 15 minutes. Ils ont été suivis d'un cinquième mineur dans l'heure suivante. Les premiers sortis ont affiché un immense sourire en sortant de la nacelle baptisée Phénix, en référence à cette renaissance.

8 h : trois mineurs sortis, pugilat médiatique

Les opérations de sauvetage se poursuivent sans encombre. Un nouveau mineur a été sorti dans l'heure, ce qui porte le nombre de rescapés à trois. A la surface, les scènes de liesse tournent au pugilat médiatique. Les journalistes jouent des coudes pour pouvoir interroger les premiers mineurs sortis de l'ombre. La tente de la famille de Florencio Avalo, le premier miraculé, a commencé à vaciller sous la pression des photographes et des reporters venus recueillir les impressions à chaud. Quelques scènes de tensions, une tente renversée... Un calme, relatif, est revenu au bout d'une poignée de minutes.

7 h : deux mineurs remontés, effervescence autour de la mine
Après Florencio Avalo, Mario Sepulveda sort de la mine. "Viva Chile, mierda !" (Merde, vive le Chili !) a-t-il hurlé en retrouvant l'air libre. Coiffé d'un casque et les yeux protégés par des lunettes spéciales, après deux mois de pénombre, il sautait comme un cabri serrant les mains des secouristes, enlaçant les ingénieurs et saluant toutes les personnes se trouvant à sa portée. Le sauvetage de cet électricien de 39 ans aura duré 15 minutes environ

6 h (heure française) : le premier mineur est remonté
Il est 0 h 10 au Chili, 3 h 10 (GMT) , 5 h 10 en France. Florencio Avalo est le premier mineur à remonter sain et sauf à la surface de la mine. Il vient de passer 68 jours sous terre avec ses 32 compagnons d'infortune. Un calvaire sans précédent. Florencio Avalo a été le premier à être hissé dans le puit de 632 mètres creusé par les sauveteurs. Dès sa sortie, il a immédiatement pris dans ses bras son enfant, son épouse puis le président chilien Sebastian Pinera sous les objectifs de milliers de journalistes venus du monde entier pour assister à ce sauvetage inédit. La journée ne fait que débuter.

Opération de sauvetage : organisation et suivi des rescapés

L'heure de la délivrance avait encore été avancée, hier, pour les 33 mineurs bloqués depuis plus de deux mois au fond d'une mine du Chili. Une opération de sauvetage sans précédent.

Cette nouvelle, annoncée dans l'après-midi par un député, lui-même ancien mineur, a été accueillie avec soulagement par les familles, qui attendaient depuis des jours ce dénouement. Une quinzaine de minutes pour parcourir les 622m Treuillée par une grue, la nacelle est censée parcourir les 622 m en une quinzaine de minutes, mais avec la préparation de chaque voyage, les autorités avaient indiqué, avant le début des opérations, qu'il faudrait une heure environ par mineur, soit un à deux jours, pour achever l'opération.

Ordre bien défini
Si l'ordre de sortie des mineurs n'avait pas été donné, hier soir, les autorités avaient indiqué, lundi, qu'un groupe de quatre à cinq mineurs jugés «plus habiles» sortirait en premiers, suivis d'une dizaine de mineurs jugés plus faibles physiquement ou psychologiquement et, enfin, des plus forts, capables de supporter une attente prolongée. Ce choix devait être fait par deux experts en sauvetage minier et deux infirmiers de la Marine qui devaient descendre dans la mine avant le début des opérations.

Electrodes et procédure d'urgence
Chaque mineur doit porter des électrodes suivant en permanence fréquence cardiaque, respiratoire, ventilation, consommation d'oxygène, température. En cas de problème, la consigne était de détacher l'habitacle de la nacelle pour redescendre en douceur. 

Examens poussés
Les autorités ont également prévu que chaque mineur devrait subir un examen médical dès son retour à la surface et rencontrer brièvement sa famille proche, avant d'être transféré dans un hôpital de Copiapo, à moins d'un quart d'heure d'hélicoptère.
Tous devraient y séjourner deux jours durant pour des examens poussés, sauf complication. Ensuite, ils retrouveront leurs proches, avant d'affronter la pression médiatique.

Vedettes mondiales
En l'espace de deux mois, les «33» sont, en effet, devenus des vedettes mondiales, recevant des chapelets bénis par le pape, des maillots dédicacés de stars du football, des IPod offerts par le patron d'Apple, Steve Jobs, pour les aider à tenir lors de leur calvaire, qui inspire déjà des réalisateurs de cinéma.

Deux mois de calvaire

Voici la chronologie des secours depuis le 5 aout où 33 mineurs se retrouvent bloqués dans la mine d'or et de cuivre de San José (800 km au nord de Santiago), après un éboulement.
 

6 août : le président chilien, Sebastian Pinera, assure que son gouvernement fera "tout ce qui est humainement possible" pour les ramener vivants à la surface.
 
7 août: nouveaux éboulements 

22 août : les mineurs sont découverts vivants par une sonde souterraine. Ils font remonter un message sur un bout de papier: "Nous allons bien, les 33, dans le refuge". 

23 août: premier ravitaillement via un conduit.

25 août: le sauvetage sera long (trois à quatre
mois). Premier échange de courrier entre les mineurs et leurs proches.

26  août : premières images des 33 hommes,  

29 août : premiers dialogues par radio-téléphone avec les proches et message du Pape. 

30 août : début du percement d'un puits de secours de 30 cm de large par une excavatrice, "Strata 950".
 
5 septembre : commencement d'un deuxième forage (Plan B) par une foreuse "T-130".
 
17 septembre : la T-130 atteint les mineurs pour les ravitailler, mais doit encore élargir le conduit pour les extraire.

19 septembre: une foreuse pétrolière commence à creuser un troisième puits, directement au diamètre requis de 66 cm (Plan C).

25 septembre : arrivée d'une première nacelle qui doit servir à remonter les hommes.
 
30 septembre : les familles de 29 des 33 mineurs déposent une demande d'indemnisation de 12 millions de dollars contre les propriétaires de la mine.

9 octobre : jonction, à 622 mètres de profondeur, entre le puits de secours "Plan B" et les mineurs.
 

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