Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Chili: Fundación Cepas ( Centro de Educación y Promoción para la Acción Social), lettre de Mario au sujet du Décès de Tía Marcela (Traduction: Raoul Villouta)

Blog de l'AFAENAC



Con Amor, Alegría, Educamos para el Hoy y el Mañana 

Avec Amour et Joie nous éduquons pour Aujourd’hui et Demain


Anoche nos llamò la tìa Yanet y nos dijo que Marcela Habìa muerto. Cumpliò. Le habìamos pedido permiso este fin de semana largo para que no se nos escapara mientras ìbamos y volvìamos. Apenas llegamos a media noche de un largo viaje llamò Yanet. Entonces no pudimos dormir con Pamela. O soñamos que dormimos. Y soñè:


Hier soir, Yanet nous a appelés pour nous dire que Marcela était morte.  Elle a tenu parole.  Nous lui avions demandé ce week-end de ne pas nous quitter pendant notre voyage aller et retour.  Dès que nous fûmes rentrés de ce long voyage, à minuit, Yanet a appelé. Alors, nous n’avons pas pu dormir, ou peut-être avons-nous rêvé que nous dormions. Et j’ai rêvé…


"Con la risa de la Marcela; contagiosa y picaresca. Con sus manos de piedra fina; con su afanosa creatividad. Soñè con el viejo y ùltimo Jardìn comunitario: El Jardìn de Merquìn "Mar y Tierra"; esa vieja sede de Club deportivo... y seguì soñando con el viejo Club deportivo de Playa Sur donde CEPAS naciò y volvì donde la Marcela al desaparecido jardìn de Colcura y la vi incrustada en nuestra historia como una veta de carbòn llena de energìa. Y hoy cuando no pude màs y reventè en llanto junto a ella, la vi levantando a sus niños, a sus niñas con tanto amor y ternura que no soportè su ausencia. Y claro, me di cuenta que con su partida hay un antes y un despuès en CEPAS. Un antes que jamàs volverà y un despuès sin ella de un vacìo inmenso. Y sigo soñando y sigo llorando.


…du rire de Marcela, contagieux et coquin.   De ses mains de pierre fine ; de sa laborieuse créativité.   J’ai rêvé du vieux et dernier jardin communautaire : le Jardin de Merquin « Mer et Terre » ; ce vieux siège du Club Sportif…  Et j’ai rêvé encore du vieux Club Sportif de Plage Sud où le CEPAS (1) est né ;  je retournais chez Marcela, au jardin disparu de Colcura et je l’ai vue incrustée dans notre histoire comme un filon de charbon plein d’énergie.  Aujourd’hui, quand je n’en pouvais plus et que j’ai fondu en larmes pour elle, je l’ai revue, au lever de ses garçons et de ses filles, avec tant d’amour et de tendresse, que je ne supportais plus son absence.   Et oui, je réalisais qu’avec son départ il y a désormais un avant et un après au CEPAS.    Un avant qui ne reviendra jamais et un après sans elle, d’un immense vide.   Et je continue à rêver et à pleurer.


Tambièn seguì llorando fuera del sueño, hoy en su velorio, cuando Fernando de 5 años le pedìa a su papà que lo levantara para poder ver a su mamà. Su mamà de apenas 41 años, que dìas antes habìa pedido dejar de ver a su hijo en el hospital porque ese era otro càncer peor; el "saber" dejarlo.

Hoy todos parecemos màs viejos; Todos me parecen màs viejos; todo me parece màs viejo.


J’ai encore pleuré pendant ses obsèques, loin du rêve, lorsque le petit Fernando, de 5 ans, demandait à son père de le hisser pour pouvoir voir sa mère.   Sa mère, de 41 ans à peine, qui quelques jours plus tôt avait demandé à ne plus voir son fils à l’hôpital parce que son « autre » cancer, c’était celui de ne pas « savoir » le quitter.

Aujourd’hui, nous paraissons tous plus vieux ; tous me paraissent plus vieux ; tout me paraît plus vieux.


Marcela era la ùltima tìa de los viejos Jardines Comunitarios. Le habìamos anunciado que pronto tendrìa Jardìn nuevo, jardìn JUNJI. Se resistiò con la muerte a dejar esa escuela. Los misterios. Por eso Marcela rajò la historia de CEPAS. Ya no podremos celebrar los 20 años sin ella; Marcela nos propuso un nuevo calendario; Los fatìdicos Martes 13.


Marcela était la dernière « tía » des vieux Jardins Communautaires.   Nous lui avions annoncé qu’elle aurait bientôt un nouveau Jardin, un jardin JUNJI (2).  Seule la mort a pu lui faire quitter son école.  Mystère.  C’est qu’elle a bouleversé l’histoire du CEPAS.  On ne pourra plus célébrer les 20 ans sans elle.   Marcela nous propose un nouveau calendrier : les fatidiques mardi 13.


Hoy para acompañarla hicimos guardia de cinco minutos junto a su fèretro. Fue extraño y hermoso. Cuando nos tocaba el turno a cuatro compañeros, èramos uno. Y vi hacer el turno a la Paty Medina, y a viejas chicas de cepas que hace muchos años no trabajan con nosotros y a los niños y niñas que hoy son casi adolescentes que Marcela formò y amò. Nos abrazamos y lloramos juntos y de forma ùnica y maravillosa fuimos el CEPAS de siempre: El CEPAS que nos montarà nuestra muerte y esperamos que siga siendo el CEPAS de siempre; La Gran Familia CEPAS que quiso  y quiere cambiar el mundo.

Mario Cabrera


Aujourd’hui, pour l’accompagner, nous avons monté la garde à côté de son cercueil.   C’était étrange et beau.  Quand ce fut notre tour à nous quatre, compagnons, nous n’étions qu’un.  Et j’ai vu Paty Medina monter la garde ainsi que des femmes qui ne travaillent plus avec nous depuis longtemps et des garçons et filles qui aujourd’hui sont presque adolescents, que Marcela a formés et aimés.   Nous nous sommes embrassés et avons pleuré ensemble, et d’une manière unique et merveilleuse, nous étions le CEPAS de toujours, celui que nous serons jusqu’à notre mort, et nous espérons qu’il demeurera le CEPAS de toujours.   La Grande Famille CEPAS qui voulut et veut changer le monde. 

Mario Cabrera 
 
 
 

(1) CEPAS :  Centro de Educación y Promoción de Acción Solidaria (créé en 1993)

      http://www.cepas.cl/sitio.asp


(2) JUNJI :  Junta Nacional de Jardines Infantiles  (créée en 1970)

      http://www.junji.cl/

Commentaires