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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Chili: syndicats et étudiants appellent à la grève générale le 19 octobre (tempsreel.nouvelobs.com)

Blog de l'AFAENAC

SANTIAGO DU CHILI (AP) — Les dirigeants syndicalistes et étudiants chiliens ont appelé vendredi à la grève générale pour le 19 octobre en réaction à la répression policière des manifestations contre une réforme de l'éducation jugée beaucoup trop limitée. Plus de 250 personnes ont été arrêtées et une trentaine blessées.

 

Arturo Martinez, à la tête de la coalition syndicale CUT, a annoncé la date de la grève générale avec à ses côtés la militante étudiante Camila Vallejo, qui a accusé le gouvernement de laisser la police viole le droit constitutionnel des étudiants à manifester pacifiquement. "Nous poursuivrons ce mouvement aussi longtemps que nécessaire", a-t-elle prévenu.

Le porte-parole du gouvernement a répondu que toute violence serait fermement réprimée. "Notre main ne tremblera pas et nous ne ferons montre d'aucune faiblesse pour tenter de maintenir l'ordre public", a prévenu Andres Chadwick, ajoutant: "ils ne nous affaibliront pas en attaquant la police et en posant en victimes".

Le gouvernement avait refusé d'autoriser la manifestation de jeudi organisée par les étudiants à la suite de l'échec la veille de négociations pour une université gratuite, mieux financée et de meilleure qualité.

Des policiers mobilisés en nombre, certains à cheval, ont employé des canons à eau et gaz lacrymogènes pour disperser les quelque 10.000 étudiants qui avaient répondu à l'appel à la manifestation, les poursuivant jusque sur les campus, selon Camila Vallejo.

Le bilan a été de 168 arrestations à Santiago, la capitale, et plus d'une centaine d'autres dans le pays. La police a fait état de 25 officiers et cinq civils blessés. Au moins cinq journalistes qui travaillaient ont été arrêtés.

"Si la police a réagi avec excès, nous contrôlerons cela, mais nous respecterons la police, nous soutiendrons la police parce que c'est la seule façon pour nous de faire appliquer la loi", a affirmé le porte-parole du gouvernement.

Le président Sebastian Pinera et le ministre de l'Education Felipe Bulnes ont rejeté les principales revendications des étudiants, qui demandaient que l'Etat ponctionne les riches et les entreprises pour financer le système éducatif, aujourd'hui largement privé.

M. Bulnes a déclaré vendredi que le gouvernement en resterait au plan de réforme en 21 points soumis par le président au Congrès et ne préparait pas de nouvelles propositions pour ramener les étudiants à la table des négociations. AP

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