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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

CONCEPCION (Chili) Le Chili sollicite l'aide internationale et fait état de 723 morts, selon un nouveau bilan (L'Express Par AFP, publié le 01/03/2010 à 07:54 - mis à jour le 01/03/2010 à 19:09)

Blog de l'AFAENAC

CONCEPCION (Chili) - Le Chili a sollicité lundi l'aide internationale et redoublé d'efforts sur le terrain à mesure qu'il prenait conscience de l'étendue des dégâts du séisme et des vagues géantes qui ont balayé une partie de ses côtes, laissant 723 morts et 19 disparus dans leurs sillages, selon une estimation actualisée lundi du Bureau national des urgences (Onemi).


Des voitures et des immeubles détruits, le 1er mars 2010 à Concepcion, après le séisme et le tsunami au Chili

AFP/Ivan Zapata


Des voitures et des immeubles détruits, le 1er mars 2010 à Concepcion, après le séisme et le tsunami au Chili

La grande majorité de ces victimes, 544, a été recensée dans la région côtière du Maule, dans le centre-sud du pays, à 4/500 km au sud-ouest de Santiago, a précisé l'organisme.


Des bateaux échoués sur la grève, aprèsle séisme et le tsunami, le 1er mars 2010 à Talcahuano, au Chili

AFP/Martin Bernetti


Des bateaux échoués sur la grève, aprèsle séisme et le tsunami, le 1er mars 2010 à Talcahuano, au Chili

A Concepcion, une des villes les plus touchées, l'armée qui se montrait ostensiblement dans les rues a fait respecter un couvre-feu nocturne pour éviter les pillages de supermarchés par une population désespérée qui a passé sa deuxième nuit dehors. Au moins 160 personnes ont été interpellées et une personne a été tuée par balles.

Après avoir demandé à la communauté internationale d'attendre, les autorités chiliennes se sont rendues à l'évidence et ont officiellement demandé "l'assistance internationale", a indiqué à Genève la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Elisabeth Byrs.


Des décombres d'une maison après le passage du tsunami à Valparaiso au Chili, le 28 février 2010

AFP/Felipe Gamboa


Des décombres d'une maison après le passage du tsunami à Valparaiso au Chili, le 28 février 2010

Le gouvernement chilien de la présidente Michelle Bachelet, en plein fin de mandat puisqu'elle doit céder dans dix jours le pouvoir à son successeur Sebastian Pinera, a "fourni une liste qui contient des priorités", a ajouté Mme Byrs sans plus de précisions.


Le bilan s'est alourdi à 711 morts dans la nuit, selon le Bureau national des urgences (Onemi) dépendant du ministère de l'Intérieur. En tout, près de deux millions de personnes, un Chilien sur huit, ont été affectées par le séisme, un des plus violents des cent dernières années avec une magnitude de 8,8.


Des conteneurs maritimes échoués dans la ville deTalcahuano, après le séisme et le tsunami, le 1er mars 2010 au Chili

AFP/Martin Bernetti


Des conteneurs maritimes échoués dans la ville deTalcahuano, après le séisme et le tsunami, le 1er mars 2010 au Chili


Avec des maisons broyées, des bateaux projetés à l'intérieur des terres, des immeubles écroulés, le littoral sud du pays est le plus touché, offrant un spectacle de mort et de dévastation.

Deux jours après le tremblement de terre, moins meurtrier mais bien plus puissant que celui qui a dévasté Haïti le 12 janvier, les sauveteurs tentaient de dégager des victimes de la secousse et du tsunami qui a pris par surprise la population, non avertie par les autorités.


Le ministre de la Défense Fransisco Vidal a reconnu que le risque de tsunami post-séisme avait été mal évalué. Il a évoqué "une erreur de diagnostic en n'annonçant pas le raz-de-marée".


Des équipes de secours tentent de localiser des victimes dans les décombres d'un immeuble, le 28 février 2010 à Concepcion, au Chili

AFP/Martin Bernetti


Des équipes de secours tentent de localiser des victimes dans les décombres d'un immeuble, le 28 février 2010 à Concepcion, au Chili


A Concepcion, la capitale du Bio Bio, à 400 km au sud de Santiago, des militaires et policiers ont patrouillé dans les rues pendant le premier couvre-feu décrété au Chili depuis la dictature militaire (1973-1990), entre 21H00 locales (00H00 GMT) et 06H00 (09H00 GMT).


La deuxième ville du pays avec un demi million d'habitants, toujours privée d'électricité, s'est retrouvée plongée dans l'obscurité totale.


Au moins 160 personnes ont été interpellées et une personne tuée par balles, dans des circonstances non précisées, a annoncé le vice-ministre de l'Intérieur Patricio Rosende.


Dans des cours, dans la rue, des habitants ont campé ou passé la nuit autour d'un feu, souvent près de leurs maisons endommagées, pour surveiller leurs biens ou propriétés. D'autres ont campé sur les hauteurs.

Tremblement de terre au Chili

La majorité, 541, sont morts dans le Maule, à 300-400 km au sud de Santiago, une zone littorale submergée par une vague de 2 à 6 mètres par endroits.


La majorité, 541, sont morts dans le Maule, à 300-400 km au sud de Santiago, une zone littorale submergée par une vague de 2 à 6 mètres par endroits.


Des dizaines de personnes avaient pris d'assaut dimanche des supermarchés pour s'emparer de nourriture, parfois aussi d'appareils électroménagers.

"C'est pour mes enfants, c'est la seule façon de leur donner à manger", criait un homme, en s'attaquant au rideau de fer d'un supermarché.


La police avait dû disperser la foule au gaz lacrymogène et au canon à eau.

Des dizaines de sauveteurs, équipés de chiens et de détecteurs thermiques, ont travaillé de nuit pour tenter de dégager une cinquantaine de personnes qu'ils pensent prisonnières d'un immeuble effondré de 14 étages.

Le maire de la ville, Jacqueline van Rysselberghe, avait mis en garde contre un grave risque de "tension sociale" face à la pénurie de nourriture.


Dimanche, la présidente avait annoncé la distribution d'aide alimentaire avec l'appui de l'armée, mais cette distribution n'a pas débuté sur le terrain.


Deux régions ont été décrétées en "état d'exception", le Bio Bio, et le Maule où ont été recensés la majorité des morts, 541. La zone littorale de cette région, à 300-400 km au sud de Santiago, a été submergée par une vague de 2 à 6 mètres par endroits.


Des villes comme Talcahuano, Penco, Dichato ont été rayées de la carte. "Dichato a pratiquement disparu. Les bateaux sont perchés sur le toit des maisons", a déclaré à l'AFP une femme.


A Penco, "la vague a tout recouvert. Elle devait faire six mètres de haut. Elle a emporté les maisons, un garage et les restaurants", a raconté Carlos Palma, réfugié sur une colline.


A Santiago en revanche, le travail devait reprendre lundi et l'aéroport international a rouvert.

Le coût des dégâts du séisme pourrait atteindre 15 à 30 milliards de dollars, selon la société américaine EQECAT, spécialisée dans la modélisation du risque.

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