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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Conférence de Sebatian Piñera, président du Chili, à Science Po : COMPTE-RENDU DE L'ACTION DU Collectif de soutien au Peuple Mapuche en France (en français et espagnol)

Blog de l'AFAENAC

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Paris, 20 octobre 2010

 

Dans le cadre de la visite officielle de Sebastián Piñera en France, a eu lieu, à l’Institut de Sciences Politiques de Paris, la conférence « Les défis du Chili d’aujourd’hui ».

 

Compte-rendu de l’intérieure de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

 

Le Président du Chili est arrivé avec 20 minutes de retard, ce qui n’a pas démotivé les quelques 400  étudiants (beaucoup d’entre eux étaient des Chiliens) qui attendaient patiemment dans le grand amphithéâtre . 

 

Dans son discours, lu dans un français approximatif, il a mis en valeur les origines françaises de la nation chilienne, dressant un tableau presque poétique des apports que la France a fait au Chili à travers les Arts, les Lettres et les Sciences. Il a parlé des 33 de la mine San José, de l’exemple de modernité que représente le Chili, de comment on espérait arriver au développement attendu, entre autres.

 

Une fois son exposé fini, la parole a été donnée aux étudiants, futurs leaders politiques.

 

La teneur des inquiétudes s’est manifestée tout de suite : « Quelle place pour une Assemblée constituante au Chili ? » ; « Y a-t-il eu manipulation médiatique dans l'organisation de la sortie des mineurs ? » ;«  Et les minorités sexuelles ? Où en est le PACS ? » ; « Pourquoi on n’en finit pas avec la criminalisation du Peuple Mapuche ? »

 

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Au fur et à mesure que les questions arrivaient, comme un vieux renard, le président utilisait la technique du « projet », c’est-à-dire, de « ce qu’on pense faire ». Ainsi, ses questions variaient entre : « Nous l’avons en route… » (plan Araucanía, loi antiterroriste et justice militaire) où « Nous prévoyons de le faire… » (reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes, amélioration des conditions de travail des mineurs…) ou simplement il assénait un « Vous avez tort! », et c’en était fini.

 

C’est à ce moment-là, à la fin de la série de questions et réponses, dix minutes avant la fin de l’événement, que des camarades du Collectif de Soutien au Peuple Mapuche en France ont déployé une banderole de cinq mètres où l’on pouvait lire « LIBERTÉ AU PEUPLE MAPUCHE ». Piñera l’a lue à haute voix  et a lancé « les Mapuche sont plus libres que vous parce qu'ils ont une histoire! ». Comment si cela suffisait pour être libre.

 

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Un dialogue forcé et tendu s’est imposé, dans lequel les camarades du Collectif lui ont rappelé les revendications du peuple Mapuche. Ils ont insisté sur les violations des droits humains au Chili, en particulier concernant les Mapuche, l’utilisation des lois antiterroristes et de la justice militaire pour criminaliser la contestation sociale, les recommandations du groupe de travail du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies et la grève de la faim des 34 prisonniers politiques Mapuche.

 

À plusieurs reprises, face aux réponses embarrassées du président, les camarades du Collectif, très incisifs dans leurs revendications, mettaient à nu le caractère mensonger des propos du Président. Alors que le Président affirmait, avec le soutien de ses sénateurs, que la loi militaire ne s’applique pas aux militaires qui commettent des crimes contre les civils, les camarades n’ont pas oublié de  lui rappeler que ceci était un mensonge

 

Après dix minutes avec la banderole dépliée et la conférence arrivant à son terme, nos camarades ont scandé, accompagnés par de nombreux étudiants, ce slogan qui, malheureusement, continue d’être d’actualité au Chili : « Liberar, liberar, al Mapuche por luchar ! » (« Libérer, libérer, le Mapuche pour lutter ! »).

Une fois l’action terminée, nos camarades ont pu se retirer tranquillement de l’Institut, recevant des encouragements solidaires et des regards complices de certains étudiants et professeurs de Sciences Po.

 

 

Compte-rendu de la manifestation du Collectif à l’extérieur

 

Arrivés par petits groupes Rue St Guillaume vers 18h 00, munis de tracts et de pancartes, une quinzaine de membres du Collectif de Soutien au Peuple Mapuche déploient une banderole ornée du drapeau Mapuche face à l’entrée de l’Institut des Sciences Politiques, à Paris. Quelques slogans fusent, parmi lesquels : « NO a la Ley antiterrorista ! ». Simultanément sont diffusés des tracts expliquant le sens de la visite du Président chilien et les revendications des prisonniers politiques Mapuche auxquels le Collectif a apporté son soutien tout au long de leur récente grève de la faim.

 

Très vite, des policiers stationnés à l’entrée de la Rue St Guillaume font reculer le groupe, qui s’exécute sans opposer de résistance et se trouve ainsi relégué à une centaine de mètres de là, à l’angle du Boulevard St Germain et de la Rue St Guillaume. La banderole est alors déployée à nouveau et les slogans reprennent.

 

Quelques minutes plus tard, 26 policiers en civil font irruption sur les lieux et ordonnent aux membres du groupe de cesser leur manifestation et de rester où ils sont. Ils sont aussitôt encerclés par les policiers, avec interdiction de sortir du cercle. A partir de là, les 13 membres du Collectif sont retenus dans un périmètre délimité, ceinturé par les 26 policiers, et hors de vue de la Rue St Guillaume. Vers 18h30, un policier annonce qu’il va être procédé à un contrôle d’identité, ce qui est fait lentement et avec attention, tandis que l’un d’entre eux filme tranquillement chacune des personnes retenues, pour alimenter le fichier des Renseignements Généraux.

 

Pendant l’heure et demie que durera cette « rétention », beaucoup de passants vont s’arrêter, certains surpris, d’autres voulant connaître la cause de cette « mise aux arrêts ». Des camarades qui arrivent et voudraient venir rejoindre ceux de l’intérieur sont refoulés. Grâce aux portables, le contact est maintenu avec les amis restés à l’intérieur de Sciences Po pour assister à la conférence du Président chilien. Mais sur place, les policiers interdisent les échanges verbaux avec les passants, ainsi que la distribution de tracts. Les 13 restent donc ainsi, debout, frissonnant dans le froid, sans aucun autre motif officiel que celui de ne pas avoir sollicité de la part de la Préfecture, l’autorisation de manifester.

 

En réalité, tout a été mis en œuvre pour empêcher les membres du Collectif d’approcher du lieu où le Président Chilien est en train de débattre avec les étudiants de Sciences Po. La relève policière arrive vers 20h, en uniforme, cette fois!  Un peu plus tard, en échange de la promesse de ne pas se regrouper plus bas, les camarades du Collectif seront raccompagnés par petits groupes de trois jusqu’au métro Bac.

 

Sur fond d’un puissant mouvement social en France, que le pouvoir ne parvient pas à faire taire, cette “rétention” de 13 personnes, parquées pendant près de deux heures, sur un coin de trottoir en plein Paris, aura montré une fois de plus, s’il en était besoin, l’arbitraire des méthodes policières et les limites des libertés publiques.

 

Beaucoup de scènes du début de l’action ont fait l’objet de photos et de vidéos.

 

 

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Paris, 20 de octubre del 2010

 

El Colectivo de apoyo al Pueblo Mapuche realizó una “funa” al presidente chileno al exterior y al interior de « Sciences Po », el Instituto de Estudios Políticos (IEP), donde estaba programada, a las 18h30,  una conferencia del presidente chileno.

 

 

Informe desde el interior de la conferencia.

 

En el marco de la visita oficial de Sebastian Piñera en Francia, tuvo lugar en el Instituto de Ciencias Políticas de Paris la conferencia « Los desafíos del Chile de hoy ».

 

El Presidente de Chile tomo la palabra con 20 minutos de retraso, lo cual no desmotivo a los mas de 400 estudiantes (muchos de los cuales eran chilenos) que esperaban pacientemente en el mayor de los anfiteatros.

 

En su discurso, leído en un francés aproximativo, resalto los orígenes franceses de la nación chilena, pintando un cuadro casi poético de los aportes que Francia ha hecho a Chile a través de las Artes, de las Letras y de las Ciencias. Hablo de los 33 de la mina San José, del ejemplo de modernidad que Chile representa, de como se planteaba llegar al tan esperado desarrollo, en otros.

 

Una vez terminada su exposición, se le entrego la palabra a los presentes, futuros líderes políticos.

 

Inmediatamente, el tenor de las inquietudes se hizo notar : « que lugar para una asamblea constituyente en Chile? », « hubo manipulación mediática en la salida de los mineros? » ; « y las minorías sexuales, que pasa con el matrimonio civil homosexual? » ; « porqué no se termina con la criminalización al pueblo mapuche? », fueron algunas de las preguntas lanzadas por la sala.

 

A medida que las interpelaciones venían, como viejo zorro, Piñera utilizaba la técnica del « proyecto » es decir, de lo que se piensa hacer. Así, sus respuestas variaban entre : lo tenemos en ruta (plan Araucanía, ley antiterrorista y justicia militar) o lo tenemos presupuestado (reconocimiento constitucional a los pueblos indígenas, mejora de las condiciones de trabajo de los mineros…) o simplemente sentenciaba con un « usted esta equivocado » y se acabo.

 

Fue entonces, al final de la serie de preguntas y respuestas, faltando diez minutos para el final de la actividad, que los amigos y amigas del Colectivo de apoyo al pueblo Mapuche en Francia desplegaron una banderola de cinco metros en donde se podía leer  « LIBERTE AU PEUPLE MAPUCHE ». Piñera leyó en voz alta lo escrito y sentencio « los mapuches son mas libres que ustedes porque tienen una historia ! ». Como si aquello fuese suficiente para ser libre.

 

Un dialogo forzado y tenso se impuso, en el cual los representantes del colectivo le recordaron las demandas del pueblo mapuche. Se hizo hincapié en los atropellos a los derechos humanos en Chile, en particular al pueblo mapuche, la utilización de  las leyes antiterrorista y militar para criminalizar la protesta social, las recomendaciones del grupo de trabajo del Consejo de Derechos Humanos de las Naciones Unidas y la huelga de hambre de los 34 prisioneros políticos mapuches.

 

En varias ocasiones, frente a las respuestas confusas del presidente, el colectivo, incisivo en sus reivindicaciones, apunto a la falsedad de los propósitos del presidente. Mientras que el presidente aseguraba, con sus senadores (sentados en primera fila), que la ley militar no se aplica a los militares que cometen crímenes contra los civiles, los integrantes del Colectivo insistieron que esto ultimo no era verdad.

 

Después de diez minutos con la banderola extendida y ya la conferencia llegando a su fase final, los presentes del colectivo clamaron, junto a números estudiantes, ese canto que lamentablemente sigue siendo de actualidad en Chile : « liberar, liberar, al mapuche por luchar ».

 

Al terminar la acción, los activistas por los derechos humanos en Chile pudieron retirarse tranquilamente del Instituto bajo los saludos solidarios y las miradas cómplices de estudiantes y profesores de Sciences Po.

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Informe de la manifestación del Colectivo al exterior

 

Llegando hacia las 18 horas por pequeños grupos  a la calle St. Guillaume (sede del Instituto, en el Barrio Latino), ya que la manifestación no estaba autorizada, unos quince miembros del Colectivo despliegan banderolas y pancartas  alusivas a la « LIBERTAD AL PUEBLO MAPUCHE » y dos banderas mapuche, clamando consignas tales como “No a la ley antiterrorista”.  Simultáneamente distribuyeron panfletos explicando el sentido de la visita del Presidente chileno y las reivindicaciones de los prisioneros políticos Mapuche, a los cuales el Colectivo expresó su solidaridad durante la reciente huelga de hambre.

 

Rápidamente la policía intervino desplazando al grupo, manteniéndolos retenidos hasta que los CRS (GOPE) reemplazaron a los policías civiles. Durante una hora más fueron retenidos en el lugar, siendo finalmente  acompañados en pequeños grupos hasta una estación del Metro, con la promesa de no continuar con la manifestación.

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Algunos minutos más tarde 26 policías de civil irrumpieron en el lugar e hicieron retroceder el grupo, que se repliega sin oponer resistencia y se encuentre así relegado a casi una cuadra, en el ángulo del Boulevard St. Germain (grande y frecuentado) y la calle St. Guillaume. A partir de este momento, los 13 miembros del Colectivo son retenidos en un perímetro delimitado, cercados por los 26 policías, y sin que los puedan ver de la calle St. Guillaume. Hacia las 18H30 un policía anuncia que va a proceder a un control de identidad, lo que se hace lenta y detenidamente, mientras que otro de ellos filma tranquilamente cada una de las personas retenidas, para alimentar el fichero de los Servicios de Inteligencia.

 

Durante la hora y media de durará esta detención, muchos transeúntes se pararon, algunos sorprendidos, otros curiosos de saber la causa de este acorralamiento policial. Varios camaradas que llegan y que quisieran incorporarse al grupo retenido son alejados. Gracias a los celulares el contacto es mantenido con los amigos que estaban al interior del Instituto  para asistir a la conferencia del presidente chileno. Pero ahí en la calle los policías impiden la comunicación verbal con los transeúntes, así como la distribución de panfletos. Los 13 se quedan así tiritando de frío casi dos horas, sin otro motivo oficial que el de no haber solicitado la autorización de la Prefectura para manifestar.

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En realidad todo este operativo policial se desplegó para impedir a los miembros del Colectivo de acercarse al lugar donde el presidente debatía con los estudiantes universitarios. El relevo policial llega cerca de las 20 horas, esta vez son uniformados ! Algo más tarde, contra la promesa de no volver a manifestar más lejos, los camaradas del colectivo serán acompañados por  la policía en grupos de tres hasta la entrada del metro.

 

Con el telón de fondo de un potente movimiento social en Francia, que el poder no logra acallar, esta « retención » de 13 personas, aparcadas durante casi dos horas en una esquina en pleno Paris habr1a mostrado una vez más - si fuera necesario – la arbitrariedad de los métodos policiales y los límites de las libertades públicas.

Muchas escenas del principio de la acción fueron fotografiadas y filmadas.

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