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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

L'Agence française d'adoption veut inciter à adopter des enfants "différents" (leprogres.fr)

Blog de l'AFAENAC

L'Agence française de l'adoption (AFA) veut mieux sensibiliser les parents à la possibilité d'adopter à l'étranger des enfants dits à "besoins spécifiques" (ayant de plus de trois ou quatre ans, étant malades ou handicapés), alors que l'adoption internationale est de plus en plus difficile.

 

 

"On assiste à une stagnation, voire à une baisse, du nombre d'enfants adoptables" à l'étranger, a déclaré Yves Nicolin, président de l'AFA et député UMP de la Loire, notamment parce que de plus en plus de pays ratifient le convention de La Haye, qui incite à faire adopter les enfants dans leur pays d'origine.

 

En 2007, 602 enfants ont été adoptés en France via l'AFA, puis 582 en 2008 et 384 en 2009 (au 1er octobre), selon les chiffres de l'agence, qui note que la tendance à la baisse est observée chez tous les organismes qui s'occuppent d'adoption internationale.

 

Au total, un peu plus de 3.000 enfants ont été adoptés l'an dernier par des Français (via l'AFA, d'autres organismes ou individuellement).

 

Parallèlement, l'AFA gère de plus en plus de dossiers, plus de 6.000 aujourd'hui contre 5.750 fin 2008.

 

Mais "on peut adopter plus rapidement à condition d'accepter des profils d'enfants différents" qui ne trouvent pas de familles d'accueil dans leur pays, a expliqué M. Nicolin.

 

Ainsi, 38% des enfants dont l'AFA a pour mission de faire adopter sont dits "à besoins spécifiques": relativement plus âgés (au-dessus de trois ou quatre ans), ou souffrant d'un handicap ou d'une maladie par exemple.

 

Certains enfants à l'histoire personnelle dramatique (guerres, catastrophes naturelles, maltraitances) ont, eux aussi, du mal à être adoptés dans leur pays.

 

Dans la culture burkinabé par exemple, il est impossible d'adopter un enfant né de l'inceste, a ainsi expliqué Béatrice Biondi, directrice générale de l'AFA.

 

Pour faciliter ce type d'adoptions, il "faudra revoir les agréments", a ajouté M. Nicolin, notamment en demandant plus de détails aux familles candidates pour "apparenter" au mieux enfants et familles adoptantes.

 

Des pays comme la Thaïlande "demandent des tas de détails, comme de savoir qui sont les grands-parents, s'il y a un chien dans la famille, etc.", autant d'informations que les agréments ne mentionnent pas, a ajouté Mme Biondi.

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