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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Le Chili recherche encore des survivants et compte sur des prêts (nouvelobs.com)

Blog de l'AFAENAC
REUTERS | 04.03.2010 | 17:59
Habitations côtières de Constitucion en partie rasées par le tremblement de terre et les tsunamis qui ont suivi. La président du Chili Michelle Bachelet estime que le pays aura besoin de prêts internationaux et de trois à quatre années pour se reconstruire après un séisme qui a fait plus de 800 morts et détruit une partie de ses infrastructures. /Photo prise le 4 mars 2010/REUTERS/Ivan Alvarado

Par Mario Naranjo et Terry Wade


CONCEPCION, Chili (Reuters) - Le Chili aura besoin de prêts internationaux et de trois à quatre années pour se reconstruire après un séisme qui a fait plus de 800 morts et détruit une partie de ses infrastructures, a déclaré la présidente Michelle Bachelet.


Le séisme de samedi a démoli ou gravement endommagé des centaines de milliers d'habitations, brisé des ponts et des autoroutes, fissuré des édifices modernes dans la banlieue de Santiago, détruit des cuves dans les vignobles réputés du pays et affecté ses mines de cuivre, les plus grandes du monde.


"Nous allons sans aucun doute devoir nous tourner vers les prêteurs internationaux", a dit Bachelet. "Il va nous falloir demander (des crédits) et nous espérons pouvoir compter sur des fonds suffisants via la Banque mondiale ou d'autres mécanismes."


Dans un premier temps, le gouvernement estimait qu'il serait en mesure de financer la reconstruction sur son budget, mais il sous-estimait l'étendue des dégâts, évalués aujourd'hui à quelque 30 milliards de dollars, soit près de 15% de son produit intérieur brut.

Le tremblement de terre et les tsunamis qu'il a provoqués ont rasé des villes et des villages côtiers en causant de graves dégâts sur une grande partie du centre-sud.


Terrifiés par des dizaines de répliques, les survivants de certaines villes durement touchées campent sur des hauteurs tandis que des secouristes recherchent encore des survivants dans les décombres et que des soldats patrouillent dans les rues pour éloigner les pilleurs.

Des cadavres sont rejetés par la mer dans la ville côtière de Constitucion et des équipes de sauveteurs accompagnés de chiens ont quadrillé une île frappée par un tsunami où campaient des centaines de personnes.


CENTAINES DE DISPARUS

Michelle Bachelet, qui doit quitter la présidence la semaine prochaine, a exhorté les Chiliens à cesser de stocker des provisions à mesure que l'aide atteint les villes du Pacifique.


Le ministre des Finances du prochain gouvernement, Felipe Larrain, a déclaré mercredi à Reuters qu'il étudiait différentes formules de financement pour la reconstruction. Des analystes s'attendent à voir les autorités émettre des emprunts d'Etat et puiser dans les recettes tirées de l'industrie du cuivre.

Le bilan officiel du séisme s'élevait jeudi à 802 morts et l'on restait sans nouvelles de centaines de disparus. Des secouristes ont poursuivi leurs recherches avec des chiens toute la nuit à Concepcion, notamment dans un immeuble de quinze étages où des personnes semblaient encore bloquées.


Mais dans certaines zones, les autorités ont renoncé à découvrir des survivants et se concentrent sur la distribution de l'aide. "Notre priorité est de nous occuper des vivants", a dit Jaime Toha, responsable du gouvernement dans la région de Bio Bio, très durement frappée par le séisme.

Craignant un nouveau tsunami, des habitants se sont réfugiés sur des collines aux alentours de Concepcion mercredi après une réplique particulièrement forte. Quelques heures plus tard, une secousse de magnitude 6,1 secouait la région.


Très peu de survivants ont fait surface après les vagues géantes qui les avaient aspirés samedi.

"Je n'en reviens pas d'être en vie", confie Bernardita Vives, 43 ans, qui ne sait pas nager mais a eu la chance d'être ramenée vers le rivage avec une série de fractures après avoir été entraînée à l'écart de Constitucion.

Cette jolie ville côtière, aujourd'hui dévastée, a perdu environ 350 habitants samedi.

Avec Ignacio Badal à Constitucion et Fabian Cambero à Concepcion, Philippe Bas-Rabérin pour le service français

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