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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

Les Chiliens manifestent contre la privatisation du lithium (RFI)

Blog de l'AFAENAC

Syndicats et étudiants ont manifesté, mercredi 11 juillet, pour demander la renationalisation de toutes les ressources naturelles du Chili. 41 ans jour pour jour après la nationalisation du cuivre par le gouvernement socialiste de Salvador Allende, les salariés du cuivre ont voulu montrer leur hostilité à la privatisation du lithium. L’Etat chilien, qui détient 41% des réserves mondiales de ce métal rare a lancé, il y a un mois, un appel d’offres aux entreprises étrangères, qui ont jusqu’au 31 juillet pour se manifester. Le groupe français Bolloré serait sur les rangs.

Une centaine de manifestants a défilé mercredi 11 juillet 2012 dans les rues de Santiago.

Une centaine de manifestants a défilé mercredi 11 juillet 2012 dans les rues de Santiago.
REUTERS/Ivan Alvarado

Avec notre correspondante à Santiago du Chili, Laurie Fachaux

« C’est une question de bon sens : on part du principe que les ressources naturelles et leurs bénéfices doivent revenir au pays dans lequel elles sont extraites. » Manuel Ahumada , le vice-president de la Confédération des salariés du cuivre, dénonce l’appel d’offres relatif aux reserves de lithium :

« C’est juste une manière de privatiser, estime-t-il, et presque de nous voler nos ressources naturelles, en particulier un minerai aussi important que le lithium, qui va voir son cours augmenter. Evidemment, ça n’obéit pas à une logique d’indépendance économique de notre pays. »

L’indépendance économique, il n’en est pas question : les entreprises étrangères qui extrairont le lithium devront reverser 7% de leurs bénéfices à l’Etat chilien.

Camila Vallejo, vice-présidente de la Fédération des étudiants de l’université du Chili, pointe du doigt ce manque à gagner : « pour financer notre réforme structurelle de l’éducation, nous avons besoin de moyens. Le gouvernement nous a toujours dit qu’il n’avait pas ces moyens. Or, ces ressources, elles existent. C’est juste que le gouvernement ne les utilise pas pour répondre aux besoins élémentaires du peuple chilien ».

Jusqu’à présent, environ 40 entreprises ont répondu à l’appel d’offres du gouvernement.

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