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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

LES ENFANTS HANDICAPÉS, « TROP SOUVENT IGNORÉS », AFFIRME LE DIRECTEUR EXÉCUTIF DE L’UNICEF DEVANT LA TROISIÈME COMMISSION (un.org)

Blog de l'AFAENAC

L’ONU a aidé en 2010 à la réinsertion de plus de 11 000enfants soldats, souligne la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés

 

Sujets à la ségrégation et à la discrimination, les enfants handicapés sont « trop souvent ignorés », a déclaré, aujourd’hui, devant la Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance, M. Anthony Lake.

 

« Des millions d’entre eux vivent dans des institutions, alors que cela n’est pas nécessaire, ou bien sont confinés à la maison, hors d’atteinte », a indiqué M. Lake, à l’ouverture de l’examen par la Commission de la question de la promotion des droits de l’enfant.

 

Outre M. Lake, qui présentait le rapport sur l’état de la Convention relative aux droits de l’enfant, les membres de la Commission ont eu des dialogues interactifs avec la Secrétaire générale adjointe et Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Mme Radhika Coomaraswamy, la Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence à l’égard des enfants, Mme Marta Santos Pais, et la Rapporteure spéciale sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfants, Mme Najat M’jid Maalla, qui, chacune, a présenté leur dernier rapport.  La Commission a aussi entendu l’exposé du Président du Comité des droits de l’enfant, M. Jean Zermatten.

 

M. Lake, dont le rapport annuel était centré sur la mise en œuvre des droits des enfants handicapés, a précisé qu’un tiers des 72 millions d’enfants dans le monde qui ne fréquente pas l’école aujourd’hui est handicapé.  Il a également abordé la question des 100 millions de filles qui, ne recevant aucune éducation, sont vulnérables à la violence et à l’exploitation sexuelle et risquent davantage d’être mariées de force avant d’avoir atteint l’âge adulte. 

 

De son côté, Mme Coomaraswamy a affirmé qu’en 2010, les Nations Unies avaient appuyé la réinsertion de plus de 11 000 enfants associés à des forces armées et à des groupes armés.  Ce succès a été rendu possible, a-t-elle dit, grâce à des engagements pris par divers groupes, tels le Parti communiste unifié du Népal (maoïste) et le Front de libération islamique Moro aux Philippines.  

 

Des efforts sur le terrain ont permis, en outre, la libération d’enfants au Soudan, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo (RDC), au Myanmar et au Sri Lanka, a encore indiqué Mme Coomaraswamy.  De nouveaux plans d’action visant à faire cesser le recrutement des enfants et à garantir leur libération ont également été signés en 2011, le 30 janvier, par les Nations Unies avec le Gouvernement afghan, et avec les Forces de sécurité tchadiennes, le 16 juin. 

 

La Représentante spéciale a également mentionné la résolution 1998 (2011) du Conseil de sécurité aux termes de laquelle le Conseil demande de porter les attaques contre les écoles et les hôpitaux sur les listes figurant dans les annexes au rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés. 

 

La réforme de la législation sur la violence à l’encontre des enfants est un élément essentiel de tout dispositif national de protection de l’enfant, a souligné Mme Santos Pais.  « Il est essentiel que la société sache ce qui est bon et juste pour les enfants », a-t-elle déclaré, en encourageant les experts à se réunir et à s’informer des normes internationales dans le cadre des consultations sur les réformes judiciaires.

 

La question de la réforme judiciaire et du travail normatif privilégiant l’intérêt supérieur de l’enfant a également été longuement abordée par Mme M’jid Maalla, qui a résumé les grandes lignes de son étude thématique sur les principes directeurs et composantes clefs d’un système intégré de protection de l’enfance visant à prévenir et lutter contre ces fléaux mondiaux.

 

Selon elle, l’ampleur réelle de ces phénomènes reste méconnue du fait de leur dimension transnationale, de leur clandestinité, de la difficulté de localisation et d’interception, de la faiblesse des systèmes d’information et des difficultés de coopération transnationale.  La Rapporteure spéciale a mis l’accent sur l’accès pour les enfants victimes ou témoins à des mécanismes de recours et de signalement, garantissant leur sécurité et leur protection. 

 

Enfin, M. Zermatten a indiqué que les membres du Comité des droits de l’enfant s’étaient efforcés de rattraper le retard dans l’examen des rapports des États parties à la Convention, grâce au travail en deux chambres durant ses trois dernières sessions.  Il a demandé à l’Assemblée générale, lors de la présente session, d’approuver un soutien financier nécessaire pour permettre au Comité de travailler en deux chambres, lors d’une de ses trois sessions annuelles, à partir de 2013, avec une présession en 2012. 

 

Dans la matinée, la Commission avait poursuivi son débat général sur la promotion et la protection des droits de l’enfant durant lequel une vingtaine de délégations sont intervenues.

 

La Troisième Commission entamera, demain à 10 heures, son débat sur la promotion des droits de l’enfant et se prononcera sur plusieurs projets de résolution.

 

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