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AFAENAC Association des Familles Adoptives d'Enfants Nés Au Chili

L'aide internationale arrive au Chili, des milliers de soldats dans les rues (www.point24.lu)

Blog de l'AFAENAC

CONCEPCION (Chili) (AFP) - L'aide internationale commençait à arriver mardi au Chili, où 14.000 soldats militaires étaient en cours de déploiement dans les régions détruites par le séisme pour empêcher les pillages attisés par la faim et les pénuries.

"Nous comprenons les angoisses pressantes, mais nous savons aussi qu'il y a les actes criminels. Nous n'allons pas le tolérer", a déclaré la présidente Michelle Bachelet, répondant aux critiques sur la lenteur de l'aide et les problèmes de sécurité qui ont obligé des habitants à se regrouper en groupes d'autodéfense.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, est arrivée dans la matinée dans la capitale chilienne, avec 20 téléphones satellitaires, une première aide des Etats-Unis qui répond à un besoin urgent.


Les télécommunications sont très endommagées après le tremblement de terre et le tsunami de samedi, qui ont fait 723 morts et affecté deux millions de personnes.


L'entourage de la chef de la diplomatie américaine n'excluait pas qu'elle se rende dans les zones sinistrées, à environ 400 kilomètres au sud de Santiago, où l'armée chilienne a dû intervenir pour contenir les violences d'une population exaspérée.


Sur le terrain, pendant une nuit sans électricité, des habitants se sont organisés, dressant des barricades et créant des groupes armés pour se protéger d'éventuels pilleurs.


La lenteur de l'acheminement de l'aide, freiné par le mauvais état des routes, était de plus en plus mal vécue, obligeant la présidente Michelle Bachelet à se défendre.

"Il va toujours y avoir des gens qui diront que les choses pourraient être mieux faites", a déclaré la présidente devant la presse, rappelant le caractère exceptionnel du séisme de magnitude 8.8, l'un des plus violents des 100 dernières années.


Neuf jours avant la fin de son mandat, elle a annoncé que 14.000 membres de la marine et de l'armée étaient en cours de déploiement dans les régions sinistrées, soit le double de ce qui avait été prévu lundi.

Les militaires seront appuyés par trois navires et 50 avions pour distribuer de l'aide.

Quatre villes ont passé la nuit sous couvre-feu, avec une présence militaire renforcée.


A Talca, les habitants attendaient avec impatience l'arrivée des soldats. "Nous avons besoin des troupes, c'est le chaos ici, les gens ont trop peur de sortir", témoigne le maire Carolina Van Ristenberger.


Parmi les plus violents débordements, un centre commercial et un supermarché ont été pillés et incendiés lundi à Concepcion, deuxième agglomération du Chili, faisant au moins deux blessés.


"Il y a de l'eau, de la nourriture, des couches, mais la police ne nous laisse pas entrer", s'est plaint un homme près d'un supermarché dont le toit s'est effondré sous l'effet des flammes.


Même des casernes de pompiers et une clinique de San Pedro de la Paz, près de Concepcion, ont été attaquées.

Plusieurs pays vont envoyer des avions chargés d'aide, dont la Russie et le Brésil. L'Australie a promis 4,5 millions de dollars, l'Union européenne quatre, le Japon trois et la Chine un million de dollars.


De nombreux Chiliens ont aussi mis les mains dans le cambouis pour aider les victimes. Ainsi à Curico, à 200 km de Santiago, une radio locale a installé un générateur électrique qui profite aux sans-abris affamés.


"Il y a une vague de générosité", a constaté Churro Rojas, un présentateur de la Radio Tropical Latina.


Les secouristes continuaient de travailler dans plusieurs villes, notamment à Concepcion, dans un immeuble de 14 étages, où 35 personnes seraient prisonnières.


La côte, où l'ampleur des pertes humaines et des dégâts n'était pas encore totalement connue, offrait un spectacle de désolation.


"Cette partie était pleine de maisons. Il y en avait plus de cent", raconte Silvia Aparicio, en désignant le front de mer de sa station balnéaire de Pellehue, transformé en désert de sable par le tsunami.

Dans la rue, un poisson échoué à plus de 500 m du rivage, des troncs d'arbres barrant la chaussée témoignent de la violence dues vagues qui a emporté plusieurs centaines de maisons, selon l'estimation des pompiers.

L'aide internationale commençait mardi à arriver au Chili, où 7.000 soldats étaient déployés dans les régions détruites par le séisme et quatre villes placées sous couvre-feu pour empêcher les pillages, attisés par la faim et les pénuries.

Parmi les plus violents débordements, un centre commercial et un supermarché ont été pillés et incendiés lundi après-midi à Concepcion, la deuxième agglomération du pays et l'une des plus touchées par le séisme. Un immense volute de fumée planait en fin de journée au-dessus du centre-ville.


La zone la plus touchée du Chili est le littoral de la région du Maule, avec 544 morts. Située à 300-400 km au sud de Santiago, elle a été submergée par endroits par une vague géante de 2 à 6 mètres qui a suivi le séisme, les habitants ayant été pris par surprise.

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