Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 19:30
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Estimad@s compañer@s y amig@s:
Chers camarades et ami(e)s,

Con mucha alegría les escribimos para comentarles, en forma breve, que en el día de hoy nos hemos reunido gran parte de la familia Cepas después del terremoto vivido hace más de una semana atrás. Fue emocionante ver y saber que NADIE de nuestros compañer@s ha tenido que lamentar alguna pérdida personal más allá que uno u otro daño material en sus casas.
C'est avec beaucoup de joie que nous vous écrivons pour vous raconter en quelques mots qu'aujourd'hui, une grande partie de la famille CEPAS s'est réunie, après le tremblement de terre que nous avons vécu, il y a une semaine. Ce fut très émouvant de voir et de savoir qu'AUCUN(E) de nos camarades n'a eu à déplorer de perte pesonnelle, seulement des dégâts matériels dans les maisons.

Llenos de optimismo y con la fuerza que nos da contar con el apoyo y la solidaridad con cada uno de ustedes nos hemos puesto en campaña para reanudar nuestras actividades a la brevedad posible y así brindar un servicio a esos "locos bajitos" como los llama Serrat.
Remplis d'optimisme et avec la force que nous donne le fait de pouvoir compter sur le soutien et la solidarité de chacun(e) d'entre vous, nous nous sommes mobilisés pour reprendre le cours de nos activités aussi rapidement que possible et pouvoir ainsi répondre aux besoins de ces "locos bajitos", comme les appelle Serrat* (NDT: ces "petits fous"...les enfants...*le chanteur catalan, Juan Manuel Serrat).

 
La forma en que los compañeros de Cepas se distribuyeron los alimentos reunidos, tomando solo lo más urgente y necesario que cada uno de ellos necesitaba, nos llena de orgullo y de emoción al ver la capacidad de compartir solidariamente.
La façon dont les camarades de CEPAS se sont réparti les aliments apportés, ne prenant que le plus urgent et le plus indispensable aux besoins de chacun(e), nous emplit de fierté et d'émotion en constatant cette capacité de partage solidaire.

 
En los próximos días tendremos una información más detallada de la real situación en que están viviendo nuestro compañeros, jardines, niños y familias que atendemos.
Dans les jours qui viennent, nous aurons une information plus détaillée de la situation concrète que vivent nos camarades, les jardins d'enfants, les enfants et les familles auxquelles nous apportons un soutien.

 
Con el Cariño y Afecto de Siempre
les saluda,
 
Benjamín Chau M.
Director
Centro Cultural Comunitario
Pabellón 83 - Lota
Fundación Cepas
www.pabellon83.cl
www.cepas.cl

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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 18:41
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Chère Dominique

 
En el día de ayer he ido a ver el Jardín Infantil "Lucerito" de Tomé y deseo compartir contigo la alegría que me causó al ver que los daños que tuvo fueron mínimos, solo se cayeron un par de panderetas del cierre y un monitor en la biblioteca. Claro que no entré a su interior, sin embargo Maritza me señaló que no hubo daños mayores, por lo tanto hay motivos de alegría al saber que en los próximos días podremos atender a los niños de ese sector que tanto lo necesitan.
Hier, je suis allé visiter le Jardín Infantil "Lucerito" de Tomé et j'aimerais partager avec toi la joie que j'ai éprouvée en constatant que les dommages qu'il a subis sont minimes: seuls quelques éléments de la clôture en ciment sont tombés, ainsi qu'un des moniteurs de la bibliothèque. Je ne suis bien sûr pas entré à l'intérieur, mais Maritza m'a confirmé qu'il n'y a pas eu de dégâts importants; nous avons donc des raisons de nous réjouir, sachant que dans les jours qui viennent, nous pourrons accueillir les enfants de ce secteur qui en ont tant besoin.
 
No puedo dejar de decirte que también visité la casa de Maritza y pude constatar que los daños que sufrió son bastante graves que me atrevería a decir que tendrán que reconstruir casi todo. Sin embargo, ella como siempre está con el ánimo en alto, junto a Ricardo su conyuge.
Sache aussi que je suis allé ensuite visiter la maison de Maritza et que j'ai pu constater que les dégâts sont si graves que j'oserais dire qu'ils vont être obligés de la reconstruire entièrement. Mais malgré tout, Maritza a toujours le moral et son époux, Ricardo, aussi.
  Te adjunto algunas fotos. Cualquiera cosa que desees saber me la puedes hacer llegar a través de este correo o bien a los teléfonos de mi casa ó de mi celular.
Je te joins quelques photos. Si tu veux pour plus d'informations, tu peux m'écrire à cette adresse ou m'appeler chez moi ou sur mon portable.
Agradeciendote una vez más tu preocupación y solidaridad para con nosotros, te saluda,
En te remerciant à nouveau pour ta sollicitude et pour votre solidarité,
Te salue,

Benjamín Chau M.
Director
Centro Cultural Comunitario
Pabellón 83 - Lota
Fundación Cepas
www.pabellon83.cl
www.cepas.cl

Traduction : Dominique Grange

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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 17:08

SANTIAGO DU CHILI, le 7 mars.- «Le système de santé doit toujours pouvoir fonctionner normalement, en conditions normales comme en cas de catastrophe, car en définitive c’est ce secteur qui sauve des vies», a déclaré le Dr Pablo Rodriguez, président du Collège de médecins du Chili, rapport l’agence Prensa Latina.


Chili: 4 000 lits d’hôpitaux perdus à la suite du séisme


Les propos du Dr Rodriguez ont été relayés par le quotidien La Nacion qui, faisant état des dommages subis par les hôpitaux chiliens à la suite du tremblement de terre de samedi dernier, précise qu’environ 4 000 lits d’hôpitaux ont été détruits ou endommagés par la catastrophe.


Le journal signale qu’il s’agit de 15% des capacités du secteur public, et il cite l’exemple de l’hôpital régional de Rancagua, qui a été contraint de renvoyer une centaine de patients vers d’autres centres hospitaliers, même s’il continue d’accueillir les patients au premier étage.


Le Dr Rodriguez a souligné qu’il fallait investir d’urgence dans la reconstruction et la remise en état de nouveaux hôpitaux, ce qui, d’après certaines sources, représenterait un montant de l’ordre de 4 milliards de dollars.

Il a ajouté que ce séisme, qui constitue une catastrophe majeure, a confirmé la nécessité d’accroître les budgets alloués à la santé.


L’article de La Nacion intitulé «Les ruines des hôpitaux chiliens» cite parmi les hôpitaux les plus durement touchés ceux des localités du sud du pays comme Talca, Angol, Lebu, Curico, Curanilahue, Lota, Putaendo, Parral et Constitucion, ainsi que deux hôpitaux de la capitale.


Par ailleurs, une dépêche de l’agence mexicaine Notimex révèle que huit répliques du séisme du 27 février ont été enregistrées aujourd’hui au Chili, dont la plus puissante a été de 5,8 sur l’échelle de Richter dans la région de Bio Bio, à 530 kilomètres au sud de Santiago.
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 17:04
Le Chili a reçu la visite de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et du président péruvien Alan Garcia. Le 28 février 2010, c’était le président brésilien Lula Da Silva qui était venu apporter une aide alimentaire et matérielle au pays. Une assistance très appréciée par les autorités chiliennes. L’émotion se lisait sur le visage de la présidente Michèle Bachelet à la venue de la secrétaire d’Etat américaine et du président péruvien. Les pays d’Amérique latine, qui ne font pourtant pas partie des plus riches, ont été particulièrement remerciés. Le Pérou, l’Argentine et Cuba ont pourtant envoyé des hôpitaux de campagne et des médecins.

Le président bolivien Evo Morales a donné la moitié de son salaire. Grâce à des cordons aériens et maritimes, l’aide sera acheminée vers les zones affectées. Des cordons qui permettent depuis le 1er mars, d’acheminer également les biens de première nécessité à une population qui manquait de tout. Bientôt, un cordon terrestre sera également activé. Les principales routes d’accès sont à nouveau praticables, des ponts flottants sont mis en place. L’électricité aussi est petit à petit rétablie. L’extension du couvre- feu à de nouvelles villes est une autre mesure importante pour assurer la distribution de l’aide. Les convois transportant l’aide vont pouvoir arriver sans risque d’être pillés.
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 17:00

Suite au tremblement de terre, Michelle Bachelet l’actuelle présidente du Chili (socialiste) a fait passer un décret d’état d’urgence permettant de déployer l’armée dans les zones touchées.

L’armée dans les rues au Chili, cela n’était pas arrivé depuis la dictature de Pinochet, et même si celle-ci rend des services fort appréciables la méfiance reste de mise. D’autant plus que le nouveau président Sebastián Piñera (droite dure, voire extrême) compte maintenir la troupe et même en déployer en plus.

Malheureusement pour les Mapuches, le tremblement de terre a eu lieu juste au niveau de leur territoire, eux qui dénonçaient déjà la militarisation de la zone et l’application de lois issues de la dictature à leur seul intention, ils vont être (re)servis !


Les troupes chiliennes qui garantissent la sécurité et l’ordre dans les zones qui ont été dévastés par le séisme et le tsunami consécutif resteront pour accomplir leur mission, a annoncé Sebastián Piñera, le nouveau président qui prendra ses fonctions jeudi.


De plus Piñera a soutenu qu’il pourra étendre le déploiement militaire à d’autres localités du pays, se plaçant ainsi clairement à l’encontre de l’observation faite par l’actuel Ministre des Travaux publics, Sergio Bitar, qui a indiqué que la présence militaire dans les rues de plusieurs villes du Chili lui rappelait l’époque de la dictature d’Augusto Pinochet.

Piñera considère qu’il est important de prolonger la présence de l’armée dans les zones affectées par les deux phénomènes naturels, puisque "c’est une institution qui possèdent des outils très utiles dans ces temps de catastrophe".


http://www.primitivi.org/spip.php?article268

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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 16:55

Talcahuano (Chili) Envoyé spécial


Sa carcasse échouée illustre, à elle seule, le drame du tsunami chilien. Le Don-Renato, un gros chalutier de 120 tonnes, gît, coque et mâts brisés, sur le chemin de terre qui conduit au village de pêcheurs d'El Morro, à Talcahuano, l'avant-port de Concepcion, deuxième ville du Chili.

Le 27 février, trois murs d'eau - le troisième surtout, haut, selon les témoins, d'au moins huit mètres - ont soulevé ce bateau de pêche, et des dizaines d'autres plus légers, sur la crête des vagues, avant de les projeter sur terre avec fracas. Ils sont couchés dans les rues ou les jardins, à des centaines de mètres parfois de leur ancien point d'ancrage.

Ramon Ayala, 52 ans, contemple tristement le navire échoué. En silence, il se lève et nous invite d'un geste à faire le tour d'El Morro, le décor de sa vie depuis son enfance. C'est un spectacle de désolation. La quasi-totalité des 150 maisons familiales, appuyées l'une à l'autre, sont au mieux partiellement détruites, au pire en ruines.

On marche sur un tapis de boue encore humide, malgré le beau soleil de cette fin d'été austral, au milieu d'un fatras de planches, de meubles, de mille objets enchevêtrés. Certaines familles avaient chez elles un petit pécule en billets de banque, qui fut souvent emporté par les eaux. Ici, un bateau s'est encastré dans une cabane ; là, un autre est perché sur une voiture.


Le cataclysme a décimé cette petite communauté, dont la pêche est l'unique gagne-pain, comme le reste du port, qui abrite une base de la marine nationale. Selon le maire, Gaston Saavedra, 80 % de ses 180 000 administrés se retrouvent sans-abri. Dix mille maisons sont inhabitables, des centaines détruites.

"Pêcher, c'est la seule chose que je sais faire, soupire Ramon. Comment allons-nous vivre maintenant ?" Père de six enfants, dont l'aîné a 22 ans, il dit "avoir tout perdu" : sa barque, et son moteur de rechange, son matériel et ses filets. En plus, ajoute-t-il, "je n'étais pas assuré". Pour l'instant, son urgence, c'est de reconstruire sa maison.

Pas un habitant d'El Morro n'a péri, alors qu'une quarantaine au moins sont morts sur la commune de Talcahuano. Dimanche, les carabiniers ont retrouvé le cadavre d'un homme, emporté par la mer sur deux kilomètres.

"La radio nous disait qu'il n'y aurait pas de tsunami, raconte Ramon. Heureusement, nous ne l'avons pas crue. Nous nous sommes souvenus de ce que nos pères racontaient. Juste après le tremblement, nous avons trouvé refuge sur les monticules derrière les maisons. Et une heure après, nous avons entendu la mer arriver, avec un bruit irréel, assourdissant."


Groupes d'autodéfense

La "promenade" continue. On n'entend que les cris des mouettes et les aboiements des chiens. "Tiens, voilà un de mes filets", lance Ramon en esquissant un vague sourire. Il l'examine, éprouve sa solidité, et l'abandonne à son sort. Plus loin, trois petits chalutiers gisent sur le sable : "Celui-ci, c'est le Cristina. Il était tout neuf. Il appartient à un ami, Miguel Meira."


Il règne sur toute la zone une odeur qui prend à la gorge. Des relents d'algues et surtout de farine de poisson. Plusieurs conteneurs ont été charriés par la mer et propulsés sur le rivage où leur cargaison s'étale : une centaine de sacs de farine d'une tonne, ou de 50 kilos, à demi éventrés, et des sachets de filets de poisson.

Le tout, destiné à l'exportation, sortait de l'usine El Golfo, toute proche, et gardée par trois soldats en faction, qui portent des masques. Le pont qui y conduit est endommagé. Sur le parapet, des anonymes ont accroché, en signe de deuil, des gerbes de fleurs artificielles.


Par prévention sanitaire, l'armée a commencé à assainir chaque logement inondé. Les autorités ont entrepris une campagne de vaccination des enfants, notamment contre l'hépatite. Dans les rues, plusieurs tonnes de poissons morts sont en voie d'être ramassées. En attendant, c'est un objet de curiosité pour les gamins fascinés.

Non loin de là, au bord d'un canal, le quartier, visiblement très pauvre, de San Marcos, panse ses plaies. Ses maisons basses, pour la plupart en bois ou en pisé, ont beaucoup souffert. Quelques-unes ont ensuite été la cible d'une bande de cambrioleurs. Les habitants, spontanément rassemblés en groupes d'autodéfense, ont alors obstrué leurs ruelles avec des tonneaux et des bouteilles, assurant une garde nocturne auprès des braseros. Une semaine plus tard, certaines de ces petites barricades improvisées témoignent encore des peurs surgies dans le sillage du tsunami.


Jean-Pierre Langellier
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 16:51
Le tremblement de terre qui a secoué le Chili le 27 février dernier a fait bouger la ville de Conception de plus de 3 mètres vers l'Ouest, selon une étude de chercheurs chiliens et américains. La capitale Santiago s'est elle déplacée d'un peu moins de 30 centimètres, aussi vers l'ouest, poursuit l'étude. Le séisme de magnitude 8,8 sur l'échelle ouverte de Richter est l'un des plus puissants enregistrés au cours du dernier siècle. Même les pays avoisinnants n'ont pas été épargnés par sa débauche d'énergie. Buenos Aires, la capitale argentine, s'est ainsi déplacée de 4 centimètres, encore vers l'Ouest. (SWISS TXT)
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 21:58
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 18:19

Il faut vivre une catastrophe pour savoir ce qu'est une catastrophe. Cela ne se raconte pas, ne se transmet pas. La fragilité du reportage est, ici, extrême. Et l'analyse défaillante. Samedi matin, aux aurores. Coup de fil de Bolivie: il vient d'y avoir un tremblement de terre au Chili, il paraît qu'ils sont vivants, mais la communication a été aussitôt coupée («ils», c'est ma famille par alliance). Nous essayons le téléphone, rien; internet, rien; la télé, pas encore. L'AFP confirme qu'une secousse - énorme - a été enregistrée. Et c'est tout. Une catastrophe, c'est d'abord le silence. Puis nous parvenons à nous connecter sur le site de la télévision vénézuélienne Telesur qui met son antenne à disposition. La présidente dit que l'épicentre est situé en mer, dans le Sud, et qu'aucun tsunami n'est à déplorer.

 

La Marine l'a mal informée. Une catastrophe, c'est l'erreur, l'approximation et le courage. L'attente. De longues heures plus tard, mon beau-frère nous appelle (on ne sait pourquoi, il peut appeler mais pas recevoir). Oui, ils sont vivants, tous. Les fenêtres de la maison du fils sont tombées, la petite piscine, dans le jardin, s'est complètement vidée, l'escalier se gondolait du haut en bas.

 

Mais on s'en fout, des fenêtres et de l'escalier, on s'en fout royalement, ils sont vivants. Une catastrophe, c'est le changement radical d'échelle. L'important de maintenant n'est plus l'important de la minute qui précédait. On sait à présent. On croit savoir. Une vague géante, suivie de plusieurs autres, a dévasté les villages de la côte, près de Concepcion. Une tante habite là-bas. Au bout d'un jour, nous apprenons que sa maison a été emportée. Mais qu'elle est vivante. CNN nous abreuve d'explications pédagogiques et de raz de marée qui ne viennent pas. Les journalistes ne parlent plus que de pillages, mêlant mouvements de la faim et rapines véritables. Une catastrophe, c'est la confusion.

 

Et là-dessus, la tempête en France. Les digues rompues, les victimes noyées, l'immobilier suspect. Les médias se déplacent, et c'est légitime, il y a vraiment de quoi, 50 morts ou 1.000 morts, c'est pareil pour ceux qui sont en deuil. On recense, on déplore, on interroge.

 

On aimerait trouver des responsables immédiats, incontestablement fautifs. Parce que la catastrophe, c'est la chance ou la malchance aléatoires, et cette loterie est insupportable. Au bout du compte, une catastrophe, c'est de prendre conscience que nous sommes tous des survivants. Je crains fort que les Haïtiens en aient plus conscience que d'autres.

  • Hervé Hamon
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 18:10

Les autorités ont réduit samedi de 18 à 13 heures la durée du couvre-feu en vigueur à Concepcion, au sud du Chili, où l'ordre revient progressivement après les pillages qui ont suivi le séisme du 27 février. Par ailleurs, environ 80% de l'électricité a été rétablie dans le pays.


Des patrouilles policières ont traversé les rues de la deuxième ville du pays pour annoncer par haut-parleur les nouveaux horaires de cette mesure d'exception, au nom de laquelle des centaines de personnes ont été arrêtées depuis une semaine, 134 encore dans la nuit de vendredi à samedi.

Dans les provinces de Concepcion et d'Arauco, la mesure est désormais en vigueur de 21h00 locales (01h00 suisse) à 10h00 (14h00 suisses). Dans celles voisines de Nuble et de Bio Bio, le couvre-feu devait commencer à la même heure, mais finir plus tôt (06h00 locales, 10h00 suisses).


Cette mesure d'exception a été décrétée le 28 février à Concepcion, à plus de 400 km au sud de la capitale Santiago, après le pillage de plusieurs magasins au lendemain du séisme.

Les jours suivants, le couvre-feu a été étendu à plusieurs autres villes des régions du Bio Bio et du Maule, les plus touchées par le séisme et le tsunami qui ont fait 802 morts selon un dernier bilan susceptible d'être revu à la baisse, car 200 disparus pourraient avoir été comptés parmi eux.

Environ 80% de l'alimentation en électricité a été rétabli dans le pays, a annoncé samedi le vice-ministre de l'Intérieur, Patricio Rosende. Un tiers des habitants du Biobio, l'une des deux régions les plus touchées par la catastrophe, sont encore privés de courant.


"Le pays a suffisamment de pétrole et de carburant pour les prochaines semaines," a précisé M. Rosende, alors que les files d'attente dans les stations-service, impressionnantes en début de semaine, se sont fortement réduites.

(ats / 07 mars 2010 00:28)
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