Chili : les miraculés... et les oubliés (France Info)
Retour au Chili, un peu plus d’une semaine après le spectaculaire sauvetage des trente-trois enterrés vivants de la mine
de San José.
L’opération a été suivie minute par minute dans tout le pays... mais avec parfois un peu d’amertume dans le sud, dans la région de Concepcion, frappée il y a huit mois par un violent
séisme.

Huit mois après le séisme, les sinistrés attendent toujours d'être relogés
©REUTERS/Victor Ruiz Caballero
Le tremblement de terre du 27 février dernier a atteint 8,8 degrés sur l’échelle de Richter. Un très violent séisme, suivi d’un
tsunami, qui a fait 437 morts et disparus et plus de deux millions de sinistrés.
Ces habitants de Concepcion se sont réfugiés dans des camps de fortune. Et depuis, ils attendent que l’Etat leur trouve une
solution de relogement.
Le sauvetage des mineurs a suscité, à Concepcion comme dans tout le pays, soulagement et fierté.
Mais ces sentiments se mêlent, ici, d’incompréhension voire de colère : pourquoi les autorités chiliennes ont-elles réussi à
organiser une énorme opération (pour un coût de 14 millions d’euros) pour les 33 mineurs, alors que des centaines de milliers de personnes attendent depuis des mois qu’on leur vienne en
aide ? Pourquoi deux poids, deux mesures ?
Pour Ramon, un pêcheur de Concepcion, c’est clair : "depuis l’affaire des mineurs, le gouvernement nous a
complètement oubliés".
| Le sauvetage des mineurs de San José vu de Concepcion reportage au Chili de Richard Place (avec Ersin Leibowitch) (5'05") | |