Suite du Procès de Cañete
La estrategia del Gobierno en el juicio contra Mapuche de la zona de Arauco Nov 10, 2010
Después de tres días esta clara la tendencia del juicio contra 18 comuneros de la zona de Arauco por actos de
resistencia. No es un juicio contra 18 peñi, sino una advertencia del estado chileno a los procesos que llevan adelante distintas comunidades en Wallmapu. intentando por todos los medios
criminalizar y desvirtuar el proceso de recuperación territorial del sector Choque. Queremos presentar un resumen de la estrategia del Gobierno, el ministerio publico y los poderes económicos,
para condenar a los peñi, demostrando así su real cara, resguardar los intereses de los grandes grupos politicos y empresariales, y su estrategia de genocidio contra nuestro pueblo
Mapuche.
La stratégie du gouvernement dans le jugement contre les Mapuche de la région d'Arauco Nov 10, 2010
Au bout de trois jours, l'orientation du procès contre les 18 comuneros de la région d'Arauco, pour des actions
de résistance, est claire. Ce n'est pas un jugement contre 18 peñi, mais un avertissement de l'Etat chilien aux différentes communautés du Wallmapu qui mènent des actions de récupération, qu'il
tentera par tous les moyens pour criminaliser et déformer le processus de récupération territoriale de la région de Choque. Nous voulons présenter un résumé de la stratégie du Gouvernement, du
Ministère Public et des pouvoirs économiques pour condamner les peñi, montrant ainsi leur véritable intention qui est de protéger les intérêts des grands groupes politiques et patronaux et,
pour y parvenir, leur stratégie de génocide contre notre Peuple Mapuche.
Gobierno:
En el primer dia de juicio, el gobierno realizo un “téngase presente” (algo así como un saludo a la bandera) en
relación a la recalificación de la querella por ley antiterrorista. como esta adherido a esa querella, interpuesta por el ministerio publico, no puede desadherirse, pues esto lo obligaría a
retirarse del caso como parte acusatoria. Sin embargo, como su afán es que los peñi sean condenados, mantiene su participación, esto se demuestra, ya que en el “téngase presente” plantea que al
final del juicio (en caso de ser encontrados culpables) recalificaría, a delito común, pero a cambio solicita al tribunal penas que alcanza en algunos casos los 20 años de prisión. Por tanto, la
acusación va tal cual se presento en el acto de apertura, presentada por el ministerio publico, con ley antiterrorista incluida.
Le Gouvernement:
Lors de la première journée du procès, le gouvernement a présenté un document [Note 1](une simple formalité sans
suite) concernant la requalification des plaintes pour loi antiterroriste. Comme il est associé à cette plainte, déposée par le Ministère public, le gouvernement ne peut pas
s'en désengager car cela signifierait abandonner l'affaire en tant que partie accusatrice. Cependant, comme son intention est de condamner les peñi, il maintient sa participation. Ceci peut
se démontrer car dans le document, il est indiqué qu'à la fin du procès (dans le cas où ils seraient déclarés coupables) la plainte serait requalifiée en délit de droit commun mais,
en échange, le gouvernement demanderait au tribunal d'appliquer des peines qui, dans certains cas, atteindraient 20 ans de prison. C'est pourquoi l'accusation reste telle qu'elle a été
présentée par le Ministère Public, lors de l'acte d'ouverture avec la loi antiterroriste incluse.
Nota 1: Document "Téngase presente" : "Pour être considéré comme faisant partie de la présente
instance"
Ministerio publico (representado por el fiscal anti Mapuche Andrés Cruz):
Basa su acusación en conjeturas, supuestos, no presenta una acusación objetiva de los hechos.Parte su acusación
a partir de hechos ocurridos el año 2004 y como hito el incendio al fundo Ranquilwe. De ahí va uniendo los diversos actos de resistencia dentro de un mismo contexto: “la recuperación productiva
de tierras y el control territorial” (acusación política ideológica, cargada de subjetividad), hasta llegar al enfrentamiento con los perros de elgueta.
En este contexto, la CAM se montaría a diversos robos de madera que ocurrían en la zona de Arauco, desde el
2004, dándole a estos un carácter político- ideológico, “la recuperación productiva de tierras y el control territorial”, esta liderada política y militarmente por Llaitul. Hace énfasis en el
robo de madera, pues es el único hecho que tiene más coherencia como delito y de la cual dice tener pruebas mas concretas. En el caso de la acusación que tienen relación con lo incendios, la
única prueba son los testigos protegidos, los cuales la fiscalia no los presentaría. Lo que va a presentar es la reproducción de la declaración de su testigo principal, es decir, será leída por
un tercero, lo que impedirá ver sus gestos, tono de voz, reacción a preguntas o documentos, etc., por parte de la defensa.
En cuanto a los demás testimonios, son testigos de oídas, lo que no es lo mismo
que un testigo de hecho (de los hechos). Y como la única prueba que tiene a los peñi presos es las declaraciones de éstos testigos, su declaración no será sobre los hechos en sí, por tanto la
fiscalia se estaría quedando sin pruebas o sin pruebas reales, sino con pruebas inventadas o manipuladas (como en el caso del asesinato del peñi Collio).
Por lo tanto, el ministerio publico, esta basando su acusación en un contexto (crea un contexto), es decir
enmarca en un mismo contexto el robo de madera, los incendios, enfrentamiento, comunicados, sin tener pruebas concretas que conecte todo. Lo que llevaría su acusación a un plano totalmente
subjetivo, no se atiene a la objetividad que debe llevar el debido proceso (algo que tanto defienden). Algo que no es nuevo en casos contra mapuche.
Otro dato relevante, es una acusación que realiza la fiscalia, en la cual, se presenta como “nosotros la
forestal mininco”, lo que demuestra que el fiscal cruz corto y pego la querella de la mininco. Es notable la subordinación al poder económico por parte del ministerio público.
Le Ministère public (représenté par le Procureur anti-Mapuche Andrés Cruz)
Il base son accusation sur des conjectures, des suppositions, et ne présente pas une accusation objective sur
les faits. Son accusation est basée sur des faits survenus en 2004 et se réfère à l'incendie du domaine Ranquilwe. A partir de ce fait, il réunit les diverses actions de résistance dans le même
contexte : "la récupération productive des terres et le contrôle territorial" (accusation politique, idéologique, chargée de subjectivité), jusqu'à parvenir à l'affrontement avec "les chiens de
garde" d'Elgueta (procureur).
Dans ce contexte, la Coordination Arauco Malleco serait accusée d'avoir réalisé divers vols de bois, depuis
2004, en accordant à ceux-ci un caractère politico-idéologique, "la récupération productive des terres et le contrôle territorial" serait dirigée politiquement et militairement par Llaitul. Le
Ministère Public met l'accent sur le vol de bois car c'est le seul fait qui a le plus de cohérence comme délit et sur lequel il aurait des preuves plus concrètes.
Dans le cas des accusations en relation avec des incendies, les seules preuves sont celles émanant des témoins
protégés, lesquels ne seraient pas présentés par le Procureur. Ce qu'il va présenter est la reproduction de la déclaration de son témoin principal, c'est-à-dire qu'elle sera lue par une
tierce personne, ce qui empêchera la défense de voir ses gestes, d'entendre le ton de sa voix, sa réaction aux questions ou aux documents, etc.
Concernant les autres témoignages, ceux-ci sont établis à partir de témoins "d'écoutes", ce qui n'est pas
un témoin de facto (des faits). Et comme ces déclarations constituent la seule preuve qui maintient les peñis en prison et comme elles ne sont pas basées sur des faits réels, le
Procureur n'aura pas de preuves réelles, sinon des preuves inventées ou manipulées (comme cela a été le cas de l'assassinat du peñi Collio). Par conséquent, le Ministère Public, établit son
accusation sur un contexte (il crée un contexte), c'est-à-dire, il encadre dans le même contexte le vol du bois, les incendies, l'affrontement, les communiqués, sans avoir les preuves
concrètes qui lient l'ensemble. Ce qui mène l'accusation sur un plan complètement subjectif sans s'en tenir à l'objectivité d'un juste procès (ce que tant défendent). Ce qui n'est pas nouveau
dans les procès contre les Mapuche.
Autre donnée importante constituée par une accusation dans laquelle le Procureur se présente comme "nous la
Forestal Mininco". Ce qui démontre que le Procureur Cruz a fait un "copier-coller" de la plainte de la Mininco. Ce qui rend remarquable la subordination du Ministère Public au Pouvoir
économique.
Jueces: La tendencia de los jueces, hasta el momento, se ha visto favorecida hacia la fiscalia, aceptando sin
mayor razonamiento lo expuesto por éstos. Por ejemplo, acepto el reingreso de testigos y peritos que quedaron excluidos en la preparación de juicio oral, sin que esta exclusión haya sido apelada
en su momento por la fiscalia. Además, están permitiendo el ingreso de fotos y videos sin peritos que o respalden creando así un juicio subjetivo, vulnerando nuevamente el debido
proceso”.
Esta tendencia es peligrosa, puesto que al aceptar testimonios que se afirman en la subjetividad, dará validez a
un constructo (montaje, idea construida) creado por estado chileno a través de la ani, pdi , sip, en conformidad con el poder económico, logrando así encarcelar a los peñi y de esta forma seguir
avanzando en su política de genocidio hacia nuestro pueblo Mapuche.
Les Juges: L'orientation des juges, jusqu'ici, s'est montrée favorisée par le Procureur, en acceptant sans
réflexion, leurs exposés. Par exemple, il a accepté l'entrée des témoins et experts qui avaient été exclus de la préparation du jugement oral, sans que cette exclusion fasse l'objet d'un rappel,
sur le moment, par le Procureur. En plus, ils permettent la présentation de photos et de vidéos sans expertise, en créant ainsi un jugement subjectif, violant à nouveau le juste
procès.
Cette orientation est dangereuse car le fait d'accepter des témoignages basés sur la subjectivité, valide
un montage, une idée construite, créée par l'Etat chilien à travers l'ANI, la PDI, la SIP, en conformité avec le pouvoir économique, réussissant ainsi à faire emprisonner les peñis et à
approfondir sa politique de génocide contre notre Peuple Mapuche.
Policía y medios de comunicación: Se ha caracterizado el juicio por un gran despliegue policial y periodístico,
repletando ellos casi en su totalidad la sala del juicio. En las afueras el Gope, fuerzas especiales y la sip de carabineros por un lado y la pdi por otro dan un ambiente represivo intentando
atemorizar (sin lograrlo) a los familiares y amigos que llegan a acompañar. Por otra parte la acción periodística mantiene la misma tendencia de tergiversar, criminalizar incluso culpar(antes de
tiempo) no solo a los 18 peñi acusados sino a todo proceso de reivindicación territorial y política que lleven adelante las comunidades Mapuche.
Police et moyens de communication: Le procès est caractérisé par un grand déploiement policier et
journalistique, remplissant presque la totalité de la salle du tribunal. A l'extérieur, d'un côté, le GOPE, les forces spéciales et la SIP des Carabiniers et, de l’autre, la PDI, créent un climat
répressif afin d'effrayer (sans y parvenir) les familles et les amis qui arrivent pour les soutenir. D'autre part, l'action journalistique maintient la même tendance à déformer,
criminaliser, et même à déclarer par avance coupables non seulement les 18 peñis accusés, sinon tout le processus de revendication territoriale et politique entamé par les
CommunautésMapuche.
Source : www.paismapuche.org
(Traduction Hector Zavala Leiva)