Un enfant abandonné n'est pas un pion ou un objet d'expérimentation !
Un enfant abandonné n'est pas un pion ou un objet d'expérimentation ! Réaction d'Ivann Lamy (Vice président de l'Association des Familles Adoptives d'Enfants nés au Chili et adopté au Chili en 1979) à l'édito de l'APAEC (Association de Parents Adoptifs d'Enfants Colombiens) de Novembre 2010
Vous trouverez ci-dessous l'édito qui me fait réagir, j'ai mis en gras ce que je trouve discutable et qui m'a choqué au vue de ma propre expérience, de mes discussions, de mes lectures..A la suite de cet edito, ma réponse. En aucun cas, je ne souhaite chercher querelles à qui que ce soit, mais juste faire connaitre aux lecteurs ma vision et mes réflexions.
APAEC - Association de Parents Adoptifs d'Enfants Colombiens
L'édito de Novembre 2010
Vacaciones de verano...
La nouveauté de ce deuxième semestre 2010 aura été la mise sur pied par l’ICBF
(Instituto Colombiano de Bienestar Familiar), l’AFA (Agence Française d'adoption), l’OAA Arc-en-Ciel, les Conseils Généraux et le SAI (Service de l'Adoption internationale)des premières «
Vacaciones de verano ».
Neuf petits Colombiens adoptables de 7 à 12 ans sont venus passer 3 semaines de vacances au sein de 6
familles désireuses de les accueillir, afin de tisser des liens pouvant se poursuivre plus tard par un parrainage ou une adoption.L’APAEC a suivi de près cette initiative destinée à faciliter
l’adoption d’enfants grands et/ou en fratrie dont l’aîné a plus de 8 ans, enfants pour lesquels l’ICBF a du mal à trouver des parents. Cette démarche inhabituelle a pour
but de rendre ces enfants grands plus visibles, de permettre à chacun de se projeter dans un lien de filiation après s’être frottés les uns aux autres et être repartis chacun de son côté.
Le dispositif mis en place par l’ICBF prévoit évaluation des enfants et réflexion après le séjour.En cas de décision d’adoption, les familles devront se rendre en Colombie et suivre une
procédure quasi similaire à celle de tout adoptant. La prochaine lettre de l’Apaec s’en fera l’écho dans le détail.
Les « vacaciones de verano » 2010 se sont globalement bien déroulées. Il n’y a pas eu de souci majeur
d’adaptation. Les familles ont été heureuses de recevoir les enfants, de leur faire visiter leur région, de profiter de moments de jeux, à la piscine, à la mer, à la campagne, de leur
faire découvrir leur famille, les habitudes culinaires françaises etc. Cela leur a permis de toucher du doigt la réalité, d’accueillir chez soi des enfants,d’en avoir la responsabilité et
de tisser des liens.
L’Apaec a appris par elles que certaines familles savent déjà que l’attribution par l’ICBF en vue d’une
adoption aura lieu. Au moins une sait qu’elle n’adoptera pas la fille qu’elle a accueillie, non pas que le séjour se soit mal passé, mais parce que l’ICBF a changé de projet pour l’enfant ce qui
est évidemment très dur pour la famille d’accueil.
Comme l’ICBF a déjà manifesté son intérêt pour le renouvellement de ce programme, il sera
nécessaire de faire le débriefing de ces premières vacances d’été en impliquant tous les acteurs côté français. Nous l’attendons avec impatience car si nous ne nous mêlons ni de l’agrément des
futurs parents, ni de la phase d’apparentement, personne ne sera étonné que nous ayons été en contact régulier avec les familles pendant la présence des enfants. Nous avons recueilli
leurs remarques et leurs réactions et souhaitons avoir l’occasion de présenter et discuter quelques propositions d’améliorations qui nous semblent indispensables.
Hugues JOIN-LAMBERT
Président de l’APAEC
Cet édito signé par le président d'une importante association de parents adoptifs et lui-même père adoptif, m'a
choqué et bouleversé car je n'y vois à aucun moment la volonté de se demander si ce genre de "vacances" est profitable et non perturbant, pour les enfants abandonnés susceptibles d'être adoptés.
Peu de place leur est faite, dans ce récit. J’aurais aimé que l'on se mette un peu dans la peau de ces enfants qui ont déjà connu des ruptures affectives dans leur jeune vie et qui ont quitté
pour la première fois leurs pays natal, ont découvert l'avion et la France, pays riche et très différent de la Colombie, et qui furent confrontés à la curiosité de la famille et des proches des
familles accueillantes...A-t-on dit à ces enfants que ces familles qui les recevaient en vacances pourraient devenir leurs familles adoptives (ce n’est pas évoqué...) ? Si oui, cela ne
pose-t-il pas des questionnements éthiques (que ressent l'enfant qui ne sera pas adopté ?...Un parrainage ne remplacera pas le sentiment éventuel de rejet...Et cela ne met-il pas la pression
sur l'enfant qui voudra se montrer sous son meilleur jour ?). Enfin, si les enfants n’ont pas été mis au courant de la véritable raison de ces « vacances », il y aurait là un
véritable abus de pouvoir de la part des autorités en charge des enfants privés de famille, en Colombie et en France….En effet, cet édito ne parle que des futurs parents adoptifs et dresse un
constat un peu froid et administratif de cette « expérience », alors qu’elle est basée essentiellement sur des rapports humains et du ressenti.
Mon analyse dans le détail :
"La nouveauté "… l'édito commence ainsi...Comme s'il s'agissait d'une avancée remarquable, et qu' il faille à
tout prix s’en réjouir...
ICBF, l’AFA, l’OAA Arc-en-Ciel, les Conseils Généraux et le SAI des premières « Vacaciones de verano ».Donc
cette "adoption à l'essai" est chapeautée par différents acteurs importants de l'adoption française et colombienne. Mais cela a-t-il fait l'objet de débats, de discussions avec adoptés
adultes, psychologues, experts, autres associations d'enfants et parents adoptifs d'autres pays ?.. Cette "adoption à l'essai" est pour moi une régression, dans la façon d'appréhender le
sens même de l’adoption .En effet, si elle doit être préparée soigneusement, avec les futurs parents comme avec l’enfant en attente d’une famille, l’adoption ne peut se concevoir comme un lien
qui se tisserait en quelque sorte « sous conditions », soumis à une sorte de « stage » préalable au cours duquel les deux parties pourraient d’une certaine façon se mettre à
l’épreuve, se confronter au quotidien, « s’essayer », donc, je ne vois pas d’autre mot ! Celà mériterait un débat avec tous les acteurs de l'adoption internationale, tous pays
confondus , accordant une place importante aux adoptés adultes qui, auraient, en l’occurence une expertise intéressante à offrir.
« Vacaciones de verano ».Cette phrase qui en français veut dire « Vacances d'été » me semble déplacée
et même assez cynique. En effet n’importe qui peut constater qu’il ne s’agit pas à proprement parler de « vacances » et que cela ressemble davantage à un test in situ des capacités
d'adaptation de ces gamins abandonnés et de la volonté ou non des "futurs adoptants" de prendre le risque de s’engager sur « le long terme » , une fois les « vacances »
terminées et l’enfant rentré au pays !...Alors, de grâce, gardons le mot vacances lorsqu’il correspond à une réalité! Mais il s’agit ici d’ «adoptions à l'essai » qui s’avancent
masquées (Ah, comme ils sont généreux, ces futurs adoptants qui acceptent d’emmener avec eux des petits pauvres inconnus pour leur offrir un joli mois de vacances au bord de la mer, comme si de
rien n’était, comme s’il n’y avait pas de projet derrière cette mascarade ?!
« Neuf petits Colombiens adoptables de 7 à 12 ans sont venus passer 3 semaines de vacances au sein de 6
familles désireuses de les accueillir, afin de tisser des liens pouvant se poursuivre plus tard par un .parrainage ou une adoption. L’APAEC a suivi de près cette initiative destinée à faciliter
l’adoption d’enfants. »
"Neufs petits colombiens"…« Neufs enfants colombiens » me conviendrait mieux, le mot "petits" à un
coté condescendant qui me gêne, ce ne sont pas des bêtes de foire...Puis on nous dit qu'ils sont venus pour 3 semaines de vacances, mais au sein de familles qui veulent adopter (le parrainage
apparait bien au fil de l'article comme une "solution de secours", une sorte de rattrapage, ce n'est donc pas là le véritable désir des familles accueillantes…Là est toute la différence et c'est
ici que le mot vacances semble inadéquat et me choque...
En quoi cela peut-il faciliter l'adoption, car si 3 semaines suffisent à montrer à ces enfants tout ce qu'ils
n'ont pas et qu'ils n'auront pas s'ils ne conviennent pas, est insuffisant pour déterminer si l'adoption sera simple ou pas...Et il est écrit que les démarches des familles qui reçoivent ces
enfants et qui souhaiteront poursuivre l'adoption auront à se soumettre aux mêmes étapes que les autres adoptants, donc je ne comprends pas bien ce que l'on entend par « facilitation de
l'adoption de l'enfant... ».
« Cette démarche inhabituelle »
Ici, l'auteur admet que cette procédure est inédite, donc j'en déduis que c'est un peu un test, vu que l'on n’a
pas d'autres exemples, d'autres expériences, donc ces enfants sont un peu des cobayes...Tant pis pour eux si cela s'avère une mauvaise idée !!! Et qui a accrédité cette démarche, a-t-elle
fait le sujet d'études, de débats, ne pouvait on pas demander l'avis à des adoptés adultes, à de nombreux psychologues ou autres ?.
« de permettre à chacun de se projeter dans un lien de filiation après s’être frottés les uns aux autres et
être repartis chacun de son côté. Le dispositif mis en place par l’ICBF prévoit évaluation des enfants et réflexion après le séjour.En cas de décision d’adoption… »
L’'auteur admet que ces "vacances" sont des tests pour évaluer le désir d'adoption des deux partis...On croit
rêver... En trois semaines, l'enfant saura si des gens inconnus seront de bons parents pour lui ! Et on souhaite qu' âgé de 7 à 12 ans il ait la maturité et l'expérience nécessaires
pour comprendre ce qui sera le mieux pour lui ???!!! On veut que l'enfant se projette, mais s'il n'est pas retenu, que se passera-t-il ?…S'intéresse-t-on aux dégâts eventuels sur un enfant
qui a déjà connu au minimum une rupture nommée abandon... ? On dit qu'ils repartent chacun de leur coté, c'est assez indécent comme remarque car les familles accueillantes sont chez elles et
resteront chez elle après le départ de l'enfant reçu « en vacances »..Alors que l'enfant venant d'un pays pauvre aura connu pendant trois semaines les avantages et le bien-être matériel
d'un pays riche dans une famille appartenant souvent à la classe moyenne , c’est-à-dire avec un niveau de vie bien plus élevé que celui de la majorité des Colombiens...et qu’il retournera ensuite
à sa conditon d’enfant pauvre, privé de tout ce qu’il aura vu et consommé pendant ces trois semaines …Et cet enfant, s’il n’est pas retenu, que gardera-t-il de cette confrontation avec une
société si différente ?...
« Évaluation des enfants », qu'est-ce que cela signifie? Ils seront soumis à leur retour aux
observations de psychologues, mais quelle sera leur liberté de parole, leur réflexion après le sejour ?..Alors imaginons qu’une famille accueillante et prête à adopter décide de poursuivre
la démarche d'adoption, l'enfant aura-t-il la capacité et le droit de dire qu'il ne veut pas être adopté par cette famille-là ?...Cela parait une démarche bien compliquée et perturbante pour
un enfant si jeune...On lui crée des soucis et des réflexions assez traumatisantes, selon moi. Quel poids sur de si jeunes épaules !
"En cas de décision d'adoption"donc on réaffirme là que ces vacances constituent bien une "adoption à
l'essai"
« se sont globalement bien déroulées. Il n’y a pas eu de souci majeur d’adaptation. Les familles ont été
heureuses de recevoir les enfants »,
Plus haut est dit qu'il est prévu l'évaluation des enfants et là on nous affirme sans donner les conclusions de
l'avis des enfants que ces « vacances » se sont « bien déroulées »..Du coté des possibles futurs parents, bien évidemment, ça semble le point de vue le plus intéressant à
prendre en compte ...! "Il n'y a pas eu de souci majeur d’adaptation"… qu'en sait-on? A-t-on le témoignage des enfants? Que veut dire ce « souci majeur d’adaptation" ? Parle-t-on ici
d’ un enfant un peu trop agité ou trop exubérant ou ayant juste un fort caractère ? Sera-t-il jugé comme s'adaptant correctement? Je serais curieux de le savoir..Et qu’en est-il des
familles accueillantes, sait-on si certaines ne sont pas trop rigides ? Ont-elles toutes les mêmes exigences d'adaptabilité ? On est ravi d'apprendre que les familles furent heureuses de
recevoir les enfants... n'est-ce pas la moindre des choses à attendre de la part de familles désireuses d’adopter un enfant?
« d’en avoir la responsabilité et de tisser des liens ».
Tisser des liens ! Donc, ces trois semaines furent bien une « adoption à l'essai » ! Alors,
encore une fois, comment fait-on quand des liens se sont tissés unilatéralement et qu’il n’y a pas d'adoption au bout ?
« L’APAEC a appris par elles que certaines familles savent déjà que l’attribution par l’ICBF en vue d’une
adoption aura lieu. Au moins une sait qu’elle n’adoptera pas la fille qu’elle a accueillie, non pas que le séjour se soit mal passé, mais parce que l’ICBF a changé de projet pour l’enfant ce qui
est évidemment très dur pour la famille d’accueil. » Donc, il est clairement dit que ces 3 semaines ont suffi et permis à l'ICBF d'attribuer des enfants en vue d'adoption à certaines
familles qui ont accueilli ces enfants colombiens lors de « vacances » qui s'avèrent être en fait des "stages de pré-adoption"...Qu'en pensent les enfants ? ..Mystère !
« Au moins une sait qu’elle n’adoptera pas la fille qu’elle a accueillie, non pas que le séjour se soit mal
passé, mais parce que l’ICBF a changé de projet pour l’enfant ce qui est évidemment très dur pour la famille d’accueil ».
L’une de ces familles n'a donc pas été retenue par l'ICBF comme pouvant adopter l’un des enfants venu en
"vacances", mais on nous rassure tout de suite : le séjour ne s’est pas mal passé.. Encore une fois qu'en sait-on ? A-t-on recueilli l'avis de l'enfant , Qu'a-t-il dit à son retour ? On se
contente de dire que l'ICBF a « changé de projet »pour cette petite fille, mais on aimerait bien en connaître la raison ! L’enfant a peut être exprimé un refus ou autre
chose...Qu'en sait-on ?!Que nous en dit-on ? Rien ! On nous apprend juste que cette décision est très dure pour la famille d'accueil… Qui se soucie de l'enfant...???!!!
« Comme l’ICBF a déjà manifesté son intérêt pour le renouvellement de ce programme… »
Donc cette "adoption à l'essai" ou "stage de pré-adoption" verra d'autres petits cobayes arriver en France… Je
ne m'en réjouis pas !
« Personnene sera étonné que nous ayons été en contact régulier avec les familles pendant la présence des
enfants. Nous avons recueilli leurs remarques et leurs réactions et souhaitons avoir l’occasion de présenter et discuter quelques propositions d’améliorations qui nous semblent
indispensables. »
Ont-ils recueilli les remarques des enfants et leurs réactions ? Cela ne nous est pas dit....
Pour conclure, je parlerai de mon vécu car il compte dans la façon dont je réagis devant cette
expérience.
Je suis né au Chili. J’ai été adopté alors que j'étais âgé de plus ou moins 6 ans et après être passé là-bas par
quatre "foyers" d'accueil différents. Mes futurs parents adoptifs sont venus me rendre visite dans mon orphelinat, on m'a rapidement préparé à leur venue, me demandant d’appeler Papa et Maman ces
personnes que je ne connaissais pas encore, ce que je fis dés que je les ai aperçus. Je fus chaleureux et affectueux avec eux comme le sont la plupart des petits gosses sans famille à l’égard de
tout adulte qui leur porte un peu d'attention. On m'avait expliqué qu'ils m'adopteraient, ils ont passé quelques jours avec moi au sein de l'orphelinat...Je disais à tous que c'étaient « mes
Parents » , je simulais des coups de ceinture devant les audacieux qui s'approchaient de ces parents miraculeux...On m'avait tellement fait comprendre que j'étais chanceux, je sentais
tellement l'envie dans le regard de mes autres compagnons d'orphelinat. Mais pour une histoire obscure de passeport, mes parents adoptifs n’ont pas pu prendre l'avion de retour vers la France
avec moi, comme cela était prévu et m'avait été annoncé...Ils sont partis (conseillés par l'orphelinat...on était en 79...) dans la nuit pendant que je dormais...Le lendemain au réveil, je
n'avais plus de parents...Encore une fois, on avait beau m'expliquer que j'irais les rejoindre sous peu, qu'ils ne pouvaient faire autrement et autres...J'ai souffert et ai revécu l'abandon. La
nuit suivante, je fus inconsolable et j’ai pleuré toute les larmes de mon corps...Quinze jours ou trois semaines après, j'ai pris un avion direction Paris, et j’ai retrouvé ces disparus
momentanés...Mais, cette expérience m'a marqué durablement car elle m'a fait revivre inutilement les abandons passés et même pour mes parents adoptifs cela est un souvenir toujours
douloureux...Et rien ne dit que ça n'a pas parfois pesé sur la crédibilité que je portais aux engagements des adultes...
Cette histoire personnelle, je veux en témoigner pour expliquer qu'il est essentiel d'éviter de nouveaux
traumatismes à un enfant qui a déjà connu des ruptures affectives et des fragilisations de la confiance en sa capacité à être aimé.
De plus, je me souviens très bien d'avoir été ébloui par l'opulence des tables françaises, et autres
"merveilles" de cette société française riche, en comparaison du Chili des années 70...Il me semble que les jeunes Colombiens auront le même "choc" et que leur retour à la dure réalité sociale de
leur pays ne sera peut être pas évidente...
Les parents adoptifs doivent s'adapter à l'enfant réel et faire le deuil de l'enfant rêvé. Je ne suis pas
certain que des "vacances" où tout le monde fait son maximum pour ne pas déplaire à l'autre soient le meilleur moyen pour être dans la "vérité".Ces vacances me semblent pas être éloignées de
tests grandeur nature, et elles mettent par conséquent beaucoup de pressions sur les épaules des enfants et des familles...
Aujourd'hui, le monde de l'adoption en France est riche de milliers d'adultes adoptés, âgés de plus de 20
ans, assez responsables pour être une source de conseils et d'expertises que l'on devrait écouter avant de mettre en place ce genre d'expérimentation...Je déplore que ce projet n'ait pas
été soumis au débat, à une discussion approfondie. Cela m'aurait semblait légitime et aurait dû concerner tous les acteurs de l'adoption, pas seulement les organismes officiels.
J'espère simplement que d'autres pays ne mettront pas en place ce genre d’adoptions à l’essai déguisées en
« vacances »!
Ivann LAMY
Vice-Président de l’AFAENAC
(Association des Familles Adoptives d’Enfants Nés Au Chili)